Art Qajar

Par dimanche 6 décembre 2020 Permalink 1

Le luxe de l’art Qajar plonge ses racines dans l’empire Séfévide (1501-1786) qui diffère des empires moghols ou ottomans. L’islam y est chiite au lieu d’être sunnite et la Perse a une forte tradition artistique antérieure à l’ère islamique absorbant des éléments chinois et mongols.

La dynastie Qadjar entre 1786 et 1925 a prolongé l’âge d’or de la création artistique persane dans les domaines de l’architecture, la peinture, la bijouterie et la céramique inspirée de la porcelaine chinoise. Si les chefs-d’œuvre persans aux canons artistiques si singuliers ont longtemps été jugés kitsch, voire de mauvais goût, le Louvre Lens s’est attaché cette année à les réhabiliter par une exposition mise en scène par Christian Lacroix.

Le portrait à la peinture à l’huile caractéristique de l’art Qajar, inspiré par les maîtres de l’occident, est une singularité dans le monde islamique. Celui en une du XIXe siècle, huile sur toile marouflée sur panneau représentant Fath Ali Shah, paré de bijoux et coiffé d’une couronne, assis sur un trône décoré de cartouches calligraphiés sur la terrasse d’un palais ouvrant sur un jardin arboré, 92 x 82 cm, fit chez Artcurial à Paris le 23 mai 2017 environ 5000 €. Ci-dessous, l’accumulation de 10 carreaux, tuiles de faïence vers 1900, à décor moulé de personnages et émaillé polychrome dans les tons bleus, vert d’eau et ocre jaune (Six (6) sont ornés d’un fauconnier ; trois (3) d’un cavalier à la lance / piquier ; un (1) d’un derviche, (dimensions (le plus grand) : H : 19 cm – l : 12,5 cm – Ep. : 2 cm)) furent adjugés chez Boisgirard à Drouot 2 318 €.Terminons les exemples par un prix plus abordable avec un vase Qajar en céramique à décor polychrome orné de 4 cartouches trilobés, Iran, XIXe, qui fut échangé chez Tajan à Paris le 30 mai 2013 contre 638 €.Frédéric Le Quer

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