Ambassade américaine à Jérusalem

Par Mardi 15 mai 2018 Permalink 1

L’ambassade américaine à Jérusalem était fêtée hier en grande pompe. Benjamin Netanyahu se réjouissait un peu trop fort pendant son discours. Il n’avait pas le triomphe modeste. Pas assez sans doute. ça sentait le simulacre. Il narguait tous les pays offusqués de voir les Etats-Unis faire de Jérusalem la capitale officielle de son pays. Ses déclarations ne s’adressaient pas aux russes. Poutine ne s’intéresse pas aux palestiniens et ses relations avec le premier ministre juif sont excellentes. Les deux hommes nationalistes jusqu’au bout des ongles se comprennent parfaitement. Il lançait son bonheur à la tête des mondialistes pro palestiniens et de plus en plus antisionistes.

Incontestablement Donald Trump entrait dans l’histoire. Contre vents et marées, il avait tenu bon. Son ami israélien le remerciait à grand renfort de citations bibliques. C’est peut-être là que l’observateur bienveillant vis à vis de cet événement pouvait être choqué. Au même moment que la religion était rappelée à la rescousse, Natanyahu faisait abattre par ses soldats 55 palestiniens. Sacrés palestiniens! Ils font des gosses à tour de bras en espérant que le ventre de leurs femmes viennent à bout d’Israël. Mais Israël n’est l’Europe, vieillissante, amorphe, battue d’avance. Israël ne cède rien. Pas un pousse d’idéologie. Pas une concession territoriale. Leurs ennemis n’ont pas fini de commérer la nakba, la catastrophe en arabe, la catastrophe de la création d’un état juif.

Soutenu par les américains et les russes, Israël n’a jamais été aussi fort. Les palestiniens, à part se faire trucider, sont incapables de montrer quoique ce soit d’autre, incapables de prouver au monde qu’ils ont les moyens d’avoir leur propre pays. Ils geignent et vivent des aides de la communauté internationale. Ils obtiennent la compassion des bien pensants occidentaux et particulièrement européens. Même les élites musulmanes en ont marre des lamentations palestiniennes. Elles ne sont plus une priorité, loin de là à l’heure où les islamistes font vaciller le pouvoir en Egypte ou même en Arabie Saoudite mieux vaut rester bien avec les américains.

Hier non seulement Jérusalem devenait la capitale du peuple juif, mais la cause palestinienne en prenait un bon coup sur la cafetière!

Frédéric Le Quer