Alors, Macron, on va le chercher?

Par mardi 7 août 2018 Permalink 3

Dans mon petit village de la cote atlantique, il y a belle lurette que personne n’a vu passer un milliardaire. Et c’est dommage. Le président Macron qui ne cesse par sa politique d’arranger les crayons des plus riches, avait promis qu’ainsi l’argent ruissellerait sur le reste des français. Certes, il s’était bien gardé d’annoncer que l’argent donné aux riches viendrait de la poche des pauvres, genre essence, csg, taxes et contraventions diverses et variées pour compenser leurs monstrueux avantages fiscaux. Mais la propagande aidant, les français avaient fini par se dire que les riches avaient surement des problèmes qu’ils n’imaginaient pas et que, par ailleurs, un bienfait n’étant jamais perdu, ils s’y retrouveraient à les enrichir davantage… Mais l’heure de la déception a sonné. On n’a jamais vu si peu de touristes et ceux qui viennent à en croire les commerçants du village n’ont pas une tune! Mince! On a pourtant bien voté Macron, l’année dernière, qui nous mettait en garde contre Marine Le Pen qui devait tout faire s’écrouler… Et il nous l’a bien laissé entendre son histoire de ruissellement, la Théorie du ruissellement même… Théorie c’est une affaire sérieuse, un truc d’universitaire! Hélas, cet été, ça n’a jamais si peu ruisselé! Certains commencent à réfléchir que le pouvoir d’achat qu’on a piqué depuis un an, ne peut forcément pas aller vers la consommation. Et, oui… Et en plus si les riches viennent pas dans le patelin, c’est une perte sèche! Mais qu’est ce qu’ils pourraient bien faire dans mon patelin, les riches? Même aujourd’hui, alors que c’est partout la canicule, il menace de pleuvoir… Il faut se rendre à l’évidence, il n’y a que les pauvres qui peuvent venir à condition qu’ils aient trois ronds. Et leurs trois ronds, ça fait un an qu’on leur prend!

“Allons chercher Macron”, commence-t-on à entendre de certains prêts à faire les cinq cents bornes vers Paris. Heureusement, je leur ai dit hier qu’il était sur la cote d’azur, ce n’était pas la peine d’aller dans la capitale. Bon, ont dit les plus volontaires, on verra ça à la rentrée.

Frédéric Le Quer