Allons chercher Macron!

Par vendredi 27 juillet 2018 Permalink 4

“Qu’ils viennent me chercher!” qu’il disait, “qu’ils viennent me chercher!” L’interjection n’est pas si curieuse. Elle en dit long sur l’état d’esprit du président de la république barricadé dans l’Elysée et aménageant le fort de Brégançon pour s’y barricader aussi. Passez à l’occasion rue du Faubourg Saint Honoré! Le monsieur a fait mettre des plots rétractables pour que seulement lui puisse passer. En travers la rue ils condamnent la circulation. Aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait. Ils acceptaient le passage des automobiles devant leur résidence.

Mais, voilà! Macron a peur.

Il a peur des responsabilités qui sont les siennes et il a peur du peuple français. Son “qu’ils viennent me chercher” sonne comme le défi d’un couard qui compte sur les protections qu’il a mise en place pour s’en tirer. Qu’ils viennent, de toute façon ils ne m’auront pas. Ces mots résonnent comme la crise d’autorité qu’il avait faite subir au chef d’état major des armées. “C’est moi le chef!” ou “qu’ils viennent me chercher!” ne sont que les phrases de celui qui est incapable de s’imposer, qui constamment est dans une posture.

Tout le monde déteste Emmanuel Macron.

Le président ne peut sortir en public que dans ses fiefs entourés de quelques dizaines de personnes. Les plans resserrés font croire en une foule de supporters mais c’est du bluff. Comptez les gens sur une image arrêtée, c’est édifiant! Normal, il maltraite depuis son arrivée les français pour plaire à ses amis milliardaires. Mais la séquence Benalla montre à travers leurs médias qu’ils le lâcheront à la première occasion. Quant aux français, tétanisés les premiers mois, ils commencent à comprendre et se réjouissent des malheurs du président comme d’une petite revanche en suivant le feuilleton très nombreux.

Emmanuel Macron après à peine un an de pouvoir est déjà entré dans une sorte d’aveuglement agité. La tempête dans un verre d’eau dont il parle, bouscule tout l’édifice institutionnel de notre république mais il ne voit rien. L’invasion migratoire révulse de plus en plus les habitants mais sadiquement il insiste. Ses promesses mensongères d’un mieux être économique pour les français se heurtent maintenant à la réalité des chiffres. Chômage en hausse. Croissance en plein marasme.

“Qu’ils viennent me chercher” est un défi pris à la légère. “Allons chercher Macron!” est le slogan qui en découle naturellement.

Frédéric Le Quer