Allocution de Macron

Par vendredi 13 mars 2020 Permalink 4

Suite à la dérive économique et sanitaire mondiale à laquelle on assiste, la longue allocution de Macron a évoqué les avantages du souverainisme! Et il n’a pas honte. Cet animal est capable de dire tout et son contraire dans ses laborieux discours où avec la meilleure volonté du monde, il est impossible de ne pas lâcher prise un moment ou un autre tant ils ennuient l’auditoire.

On a toutefois entendu qu’il faudra maintenant, quand la crise sanitaire sera passée, mais elle commence seulement, il faudra revenir sur la mondialisation et penser un souverainisme européen et accessoirement français ou l’inverse. Ce ne sont que des mots dans la bouche d’un chef d’état qui fait honte en osant essayer de grappiller quelques voix pour les municipales avec des promesses de politicien alors qu’on ne sait combien de français vont mourir du COVID-19 dans des hôpitaux surchargés où tout le monde n’aura pas la chance d’être admis en soins intensifs faute de moyens alloués à la santé des français. Et il n’y aura pas que des vieux. Déjà un jeune sportif en pleine forme de 38 ans a été touché par le coronavirus au point de passer 18 jours en soins intensifs en Italie. Personne ne sait de quelle manière le virus va muter mais on sait que l’idéologie de Macron lui a ouvert grand les portes de la France pour frapper autant qu’il voudra.

Cette fermeture des écoles, collèges, lycées et universités est bien curieuse. Macron veut-il se dédouaner de la mort d’un enseignant de 60 ans? Mais il n’est pas mort à cause de ses élèves mais par la faute d’une décision inique du pouvoir en place qui a mis cet homme en contact avec une base militaire de l’Oise contaminée par un ordre donné par l’Elysée qui y a installé des rapatriés de Chine. Cette histoire de l’arrêt de l’enseignement partout en France n’est là que pour que le pouvoir ai l’air d’agir. Mais le monde entier et l’OMS en particulier savent qu’il ne fait rien au point de transformer la France en pays à risque. Alors Macron s’en prend aux autres, aux nationalistes ou à Christine Lagarde, patronne de la BCE, par exemple, qui selon lui a pris des mesures financières insuffisantes. Les italiens aussi s’en prennent à elle regrettant leur Draghi qui les a sauvés plus d’une fois. Bref, on a compris. Ce sont les pays dont l’incurie est la plus patente qui accusent les autres pour se trouver des excuses.

Macron est égal à lui-même dans cette terrible crise épidémique. Les moments graves ne le transcendent pas. Il joue dans la cour des petits, des tout petits, de ceux qui sont ballottés par les événements incapables d’y remédier sans inspiration, sans audace, sans force d’âme.

Frédéric Le Quer

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