Alexandre Séon (1855-1917)

Par samedi 14 novembre 2020 Permalink 1

Lorsqu’on a dit qu’Alexandre Séon est dans le cercle artistique de Puvis de Chavannes, une image de l’oeuvre du peintre vient déjà à l’esprit. Si l’on précise qu’il fut intimement lié au Sâr Peladan avec lequel il fonde en 1891 le Salon de la Rose+Croix, manifestation esthétique d’avant-garde, alors surgit tout un monde de femmes intemporelles venues d’un imaginaire antique ou chrétien peuplant des paysages évanescents. L’idéalisme en art est le projet d’Alexandre Séon qu’il met en pratique au sein du mouvement artistique symboliste et de l’ésotérisme fin de siècle très en vogue dans les milieux intellectuels.

Jeu des lignes et harmonie des couleurs caractérisent ses œuvres. Séon aimait une certaine monumentalité mais sa carrière ne lui permit guère de réaliser de grands décors hormis pour la salle des mariages de la mairie de Courbevoie. Des formats plus petits accueillirent donc ses beautés idéales. Une anecdote insolite toutefois: la première guerre mondiale à la fin de sa vie le poussa à dessiner des dessins cauchemardesques que sa famille détruisit après sa mort.

Sur le marché de l’art, Alexandre Séon est assez rare. En une, “Les présents de Pomone” (Pomone est une nymphe), huile sur toile, 145,5 x 120 cm était présenté à Argentueil de 18 juin 2019 avec une estimation comprise entre 10 000 et 15 000 €. Ci-dessous, l’étude de têtes de femmes, crayon noir et estompe, sans cadre, faisait 1148€ chez Artcurial le 14 juin 2017.

Dernier exemple avec un profil de femme au pastel, 43,5 x 35 cm qui fit chez Millon à Drouot le vingt novembre 2015 3200 € environ.

Frédéric Le Quer

 

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