Alexandre Cabanel (1823-1889)

Par dimanche 14 février 2021 Permalink 1

Alexandre Cabanel représente l’art officiel sous le second empire et un peu après, considéré comme celui d’une classe sociale privilégiée. A ce titre, comparé aux expériences des romantiques, des réalistes ou des impressionnistes, il est méprisé après sa mort et aujourd’hui encore, le journal pour intellectuels “Le Monde” continue de le qualifier de médiocre. Comme tous les jugements définitifs celui-ci est injuste et le marché de l’art, valeur étalon dans un monde capitaliste, relève régulièrement la cote du peintre.

D’ailleurs, issu d’un milieu modeste, que pouvait-il faire qu’écouter l’enseignement académique de ses maîtres pour être remarqué au Salon, pince-fesse annuel, bastion du conservatisme artistique, et ainsi faire carrière? En 1845, vainqueur du grand prix de Rome (peinture), excusez du peu, il part pour cinq ans à la villa Médicis et ses admirations vont vers Titien, Raphael, Bronzino. De retour à Paris, les succès d’honneur viendront régulièrement récompenser ce maître un peu trop sage héritier et gardien des traditions du dessin, de l’étude de nu, du travail en atelier et de l’imitation des anciens.

Chez Sotheby’s, “La naissance de Venus”, en une, une huile sur panneau de 24,1 x 44,1 cm, étude du chef d’oeuvre visible à Orsay, vendue à New York le 1er février 2019, fit environ 144 000 €. Le 30 novembre 2016, chez Binoche et Giquello à Drouot, le joli portrait ci-dessous présenté comme valant entre 500 et 600 €, 65 x 55 cm, seulement attribué à Alexandre Cabanel, fit 6604 €.Enfin terminons par un résultat du 12 février 2021 chez Marc Arthur Kohn avec Vénus et Eve, deux peintures ovales sur un panneau signé et daté 1873, 46 x 22,5 cm, qui approchèrent les 8 000 €.Frédéric Le Quer

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