Albert-Paul Guillaume (1873-1942)

Par dimanche 13 mars 2022 Permalink

Le Paris de la belle époque n’a pas de secret pour Albert-Paul Guillaume ou Paul Guillaume. S’il fait ses classes comme dessinateur dans un journal de Besançon, en arrivant dans la capitale il suit des cours aux beaux arts dans l’atelier de l’académique Jean Léon Gérôme. Mais c’est l’époque où les arts majeurs sont contaminés par la verve humoristique ce qui convient parfaitement à notre artiste dont l’oeuvre est teintée d’une vision légère, ironique et malgré tout critique de la société. S’il dessine toute sa carrière pour les journaux, sa véritable conversion à la peinture date de 1904.  Jusqu’à la fin des années trente, ses toiles et panneaux d’acajou figurent aux salons de la Société nationale des Beaux-Arts, des humoristes et de la Société des aquarellistes, où elles reçoivent la faveur du public. Elles sont drôles, insolites, espiègles quels qu’en soient les sujets allant de la vénerie au mari trompé en passant par la grivoiserie ou la bêtise humaine…

Et l’humour d’Albert-Paul Guillaume continue de plaire dans les salles des ventes aux enchères. Les amateurs sont friands de découvrir au travers d’un tableau les mœurs de cette société révolue. En une l’huile sur toile intitulée “en haut du mât” où l’on voit des hommes grimpés pour attraper tout en haut la cocotte, 143 x 32 cm, s’échangeait chez Pousse-Cornet ovv à Orléans le 29 juin 2019 pour 10 560 €. La scène de casino ci-dessous appelé “tirage à cinq” faisait chez Le Floch svv à Saint Cloud le 1er mars 2020 6 625 €.

Dernier exemple avec une huile sur panneau intitulée “Confidences”, ci-dessous, qui chez Christie’s à Londres en avril 2015, fit environ 10 500 €.

Frédéric Le Quer

 

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