Albert Gleizes (1881-1953)

Par samedi 16 mai 2020 Permalink 2

Si Albert Gleizes débute sa carrière avec des tableaux à la technique impressionniste peignant souvent les bords de Seine, son style fragmenté inspiré du cubisme avec de grands aplats de couleurs savamment imbriqués est celui qui passe à la postérité même s’il reste incontestablement trop méconnu.

Comme tous les jeunes artistes du début du XXe siècle, il admire tout particulièrement Paul Cézanne, le grand défricheur de la peinture moderne ayant amené aux différentes sortes d’abstraction. Et Gleizes, dès 1908, se préoccupe dans ses œuvres bien plus de composition que de ressemblance pour deux ans plus tard en venir à un vocabulaire carrément cubiste tout en restant figuratif. C’est d’ailleurs au cours de cette année 1910 qu’il rencontre au Bateau-Lavoir Pablo Picasso et Georges Braque qui vont avec Henri Le Fauconnier influencer l’artiste. En 1913, Guillaume Apollinaire célèbre son talent dans «Les peintres cubistes».

Après la guerre alors que beaucoup de ses confrères partent explorer d’autres cieux picturaux, Gleizes poursuit ses recherches en solitaire sur le cubisme, inspiré par son gout pour l’art médiéval. Continuant à correspondre avec Robert Delaunay, ils réalisent ensemble des œuvres monumentales pour l’exposition universelle de 1937. La foi catholique marquera la fin de sa vie.

En une, Composition, circa 1923, Huile sur toile, signée en bas à droite, 104 x 81 cm fit chez Aguttes en décembre 2013, 191 250 €. La gouache sur papier, ci-dessous, composition abstraite, 21,8 x 18,8 cm, exécutée en 1927, faisait chez Sotheby’s en 2007 13 800 €.

Pour s’amuser, terminons avec une aquarelle de jeunesse, de 1908, un document pourrait-on dire, La place de Bagnères de Bigorre, 22 x 32 cm, qui est estimée pour une vente chez Ader ovv du 29 mai prochain autour de 1000 €.

Frédéric Le Quer

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