Affaire Macron

Par dimanche 22 juillet 2018 Permalink 3

L’affaire Macron sent de plus en plus mauvais. La preuve: les rats quittent le navire.

Les chaines d’information en continu comme BFM ou LCI sont en boucle sur le sujet. Débats et éditoriaux transforment l’affaire du garde du corps-chargé de mission en affaire Macron, en “affaire d’état” comme elles disent, sans jamais expliquer vraiment ce qu’elles entendent par là… Affaire d’état, affaire du chef de l’état, affaire mettant en cause celui qui est garant des institutions et du respect de la constitution. Est-ce à dire qu’Emmanuel Macron a failli dans son rôle? Veulent-elles dire cela? Pensent elles à la destitution du chef de l’état? Les mots dépassent sans doute la pensée mal aguerrie de journalistes manquant de précision sinon ce serait une crise institutionnelle dans laquelle nous ne sommes pas encore plongés. Néanmoins,  une interview sur RT France mettait ce matin en exergue cette possibilité avec l’article 68 de la constitution.

Une députée de LREM Sonia Krimi qui doit tout à Emmanuel Macron, se répand dans les médias: “”Je ne comprends pas pourquoi Alexandre Benalla n’a pas été viré le 2 mai” et de préciser se sentir “abasourdie” par cette affaire. “On avait été élus pour la transparence. Ça ressemble au vieux monde”. Et vlan pour le président!

Les professionnels du retournement de veste n’hésitent pas non plus à faire part de leur réprobation comme par exemple Franz Olivier Giesbert: “L’Elysée ment depuis le début. C’est mensonge sur mensonge, Emmanuel Macron vivait sans doute dans une sorte d’ivresse du pouvoir, au-dessus des lois, l’impunité, avec ce M. Sécurité qui n’en faisait qu’à sa tête…”

Dans un jargon diplomatique, France 2 aussi se lâche peut-être avec en arrière pensée le plan d’économie concernant le service public. «Depuis le début de l’Affaire Benalla, l’Elysee s’est défendue par la voix de son porte-parole, assez fermement, pourtant l’examen des faits et de certaines images semble souvent contredire assez nettement la version du Palais.»

“Le Monde” qui a sorti l’affaire, enfonce le clou dans un éditorial finissant aimablement ainsi: « La République est inaltérable. » (dixit le président Macron) Ce n’est pas le cas de l’image d’un président, qui semble n’avoir pas rompu avec les pratiques de l’« ancien monde ».

La presse étrangère diffuse largement les images du tabassage des manifestants en se délectant des malheurs du président français qui, depuis un an, joue le grand donneur de leçon à travers la planète.

On s’aperçoit avec cette histoire que le chef de l’état n’a aucun soutien réel dans l’opinion publique. Trop content de le voir s’enfoncer, aucune voix ne vient à sa rescousse. Sa politique n’emporte l’adhésion nulle part. Le président des riches ne plait qu’aux riches mais même eux,( n’est-ce pas Bouygues et Drahi?) ne veulent pas se salir les mains pour lui.

Frédéric Le Quer