Aéroports de Paris

Par jeudi 11 avril 2019 Permalink 3

Décidément les aéroports français sont des épines dans les pieds des gouvernements successifs.

Casil Europe, l’actionnaire chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, “continue de vider les caisses”, selon l’enquête de Médiacités qui révèle que le groupe vient de faire adopter le principe de reverser 100% du résultat de l’aéroport en dividendes pour les 5 prochaines années (info France 3 Occitanie avril 2019). Autant dire qu’il n’y aura pas d’investissements de sitôt!

Il a fallu attendre le 9 avril 2018 pour voir la ZAD de Notre Dame des Landes parallèlement au renoncement à un grand aéroport international, expulsées. Et aujourd’hui certains s’expriment en ces termes: “Il n’y a pas d’autre lieu où l’on puisse marcher, pique-niquer, s’auto-organiser sur autant d’hectares en étant si loin de l’État. La Zad pose cette question : est-ce que j’ai besoin de mille autorisations pour vivre ou est-ce que je peux inventer ma vie ici et maintenant ?” (Site Reporterre.net)

Concernant la privatisation d’ Aéroports de Paris que le gouvernement s’entête à poursuivre (on ne sait si c’est pour des raisons idéologiques ou pour remercier Vinci de son aide à l’élection de Macron, il y a 2 ans…), plus de 200 parlementaires de droite et de gauche se sont entendus sur un texte permettant de déclencher un référendum d’initiative partagée pour s’opposer à la vente d’ADP. Totalement inédit, le front PS, PC, LR met de l’eau au moulin du RIC des Gilets Jaunes et est en train de saboter les projets gouvernementaux de dilapider le patrimoine des français.

Ces histoires d’aéroport me rappellent deux chansons de Bécaud et Higelin (Que les plus jeunes m’excusent!!!)

Paroles de la chanson Dimanche à Orly par Gilbert Becaud
A l´escalier 6, bloc 21,
J´habite un très chouette appartement
Que mon père, si tout marche bien,
Aura payé en moins de vingt ans.
On a le confort au maximum,
Un ascenseur et un´ sall´ de bain.
On a la télé, le téléphone
Et la vue sur Paris, au lointain.
Le dimanche, ma mère fait du rangement
Pendant que mon père, à la télé,
Regarde les sports religieusement
Et moi j´en profit´ pour m´en aller.

Je m´en vais l´ dimanche à Orly.
Sur l´aéroport, on voit s´envoler
Des avions pour tous les pays.

Pour l´après-midi… J´ai de quoi rêver.
Je me sens des fourmis dans les idées
Quand je rentre chez moi la nuit tombée.
A sept heures vingt-cinq, tous les matins,
Nicole et moi, on prend le métro.
Comme on dort encore, on n´se dit rien
Et chacun s´en va vers ses travaux.
Quand le soir je retrouve mon lit,
J´entends les Bœings chanter là-haut.
Je les aime, mes oiseaux de nuit,
Et j´irai les retrouver bientôt.

Oui j´irai dimanche à Orly.
Sur l´aéroport, on voit s´envoler
Des avions pour tous les pays.
Pour toute une vie… Y a de quoi rêver.
Un jour, de là-haut, le bloc vingt et un

Ne sera qu´un tout petit point.

Paroles de la chanson Paris-New York, New York-paris par Jacques Higelin
Paris – New York, New York – Paris,
Comme un pauvre con tout seul à Orly,
J’attends ma p’tite Suzy
Qu’arrive par le Boeing de quinze heures trente-trois
Tout droit du Minnesota

Comme je peux pas rester en place
Et qu’Suzy a une plomb’ de r’tard,
V’là que l’idée me prend
D’aller traîner mes godasses
Sur l’dépotoir de l’aérogare qu’est juste en face

Et là, vautré sur la banquette d’un Jumbo-Jet déglingué,

Je rêve tout éveillé à Paris – New York, New York – Paris
Comme si vous y étiez,
Comme si tu y es

Tour Montparnasse à Manhattan,
Cinquième avenue, six heures du soir,
Vise-moi ce connard
T’as pas cent balles pour un junkie
Héroïne pressée cocaïne, baby ?
Papiers, New York, vitrines, you see what I mean ?

Pompiers, trop tard, Madison Square
Struggle for life et business show
Salaud, lis ton journal, crise mondiale
Eddie Merckx a bouffé son vélo
Panne de lumière à Santiago

Cap’taine Némo crache sur la lune
Et je t’occis
Dans le couloir qui mène à ton dernier métro

Paris black-out New York bravo,
Lâchez le fauve avec son ticket troué à la main,
Il a faim, il a faim

Paris – New York, New York – Paris
Dans dix ans comme là-bas, ici
Asphyxie, asphyxie, asphyxie
Asphyxie?

Frédéric Le Quer