Adieu Les Républicains!

Par lundi 3 juin 2019 Permalink 1

La crise est terrible pour ceux qui ont refusé de voir le nouveau clivage mondialiste souverainiste. Même Wauquiez va tenter de jouer solo en faisant oublier ses erreurs, alors que le parti Les Républicains est fini. A-t-il seulement commencé un jour? Même son nom LR, loin d’être conquérant, n’était qu’une réaction aux moqueries UMPS trop fondées. Dès le commencement, ses tenants étaient sur la défensive. Bien sûr, ils ont cru se donner un look américain en choisissant le nom du parti de Reagan et Bush. Mais Trump est arrivé et pour l’aréopage de la droite française, complexé, coincé par le politiquement correct, il n’était plus question de comparaison. Ne restait plus que ce drôle de nom au pluriel, pas toujours simple à placer dans une phrase sans qu’elle ne devienne bancale. Maintenant les adversaires de Wauquiez n’ont plus qu’à s’inscrire à LREM ou jouer les supplétifs du gouvernement dans un parti godillot, s’ils veulent sinon un avenir, du moins un job en politique. D’ailleurs, rien ne les a jamais différenciés d’Edouard Philippe. C’est le même camp de la vieille UDF. Celui des mondialistes, des immigrationnistes, le camp de ceux qui n’ont pas confiance en la France et aux français, qui pensent le spectre des possibles qu’entre l’Union Européenne et les habitants du continent africain. Si Macron, en assurant que notre lâcheté et notre soumission ne sont qu’un pragmatisme, assume depuis le début cette doctrine de l’effacement, de l’humilité, et disons-le puisque c’est ainsi que nous apparaissons vis à vis des autres, cette doctrine de la médiocrité, quelques héritiers du gaullisme, toujours, bien qu’un peu perdus, chez LR, renâclaient inévitablement à cette approche. Avec Pécresse ou Larcher ou Raffarin comme nouveau chef de file, ils devront se démettre. Disparaître ou comme Thierry Mariani se rapprocher du Rassemblement National. Décidément la politique bien faite c’est avant tout prévoir le coup d’après comme Philippe et Mariani l’ont fait, chacun à leur manière. Les engourdis du bulbe, eux, ce matin, sont bien sonnés.

Frédéric Le Quer