Acte II du quinquennat

Par mercredi 12 juin 2019 Permalink 12

“Le pays ne se sent représenté par personne” a répondu Jean-Luc Mélenchon au discours de politique générale d’Edouard Philippe concernant le soi-disant acte II du quinquennat. Cette simple phrase sonne dorénavant comme une vérité de La Palice. Tout le monde le sait bien. Personne ne se sent vraiment représenté par un gouvernement qui met l’âge de la retraite à 64 ans, quoiqu’il en dise, alors que non seulement l’espérance de vie stagne, mais que l’espérance de vivre vieux et en bonne santé diminue. Personne ne se sent représenté par un gouvernement qui ne conçoit sa politique qu’au travers du dictât hors sol, hors toute légitimité démocratique de Bruxelles. Personne ne se sent vraiment représenté par un gouvernement dont le volontarisme écologique s’arrête à supprimer les sacs plastic dans les ministères ou à taxer de plus en plus fort les consommateurs qui n’ont pas le choix!!! Certes le couplet sur la fermeture des centrales à charbon n’a pas été oublié, comme d’habitude pourrait-on dire… Et la fermeture de Fenssenheim non plus mais la vraie question ici est de se demander si la centrale nucléaire est vraiment polluante…

Et les gens se sentent si peu représentés qu’ils continuent les grèves dans les hôpitaux ou dans les lycées, que les ouvriers du secteur secondaire ne cessent de pleurer leur outil de travail en voie de disparition après ceux du secteur primaire pratiquement disparu. Et on veut faire travailler les français plus longtemps!!! Mais pour faire quoi??? Peut-être policiers pour contenir les révoltes populaires qui ne peuvent que croître, des révoltes pour le minimum vital…

Le drame est que le premier parti de France, le Rassemblement National ne représente pas mieux le pays, au vu des dernières élections. Et c’est là le grand succès de la ploutocratie dirigeante: la parcellisation totale du pays au niveau des territoires comme au niveau des opinions politiques. Notre république n’offre plus qu’une démocratie bancale se satisfaisant d’un majorité relative, toujours plus relative. Diviser pour régner. Et l’oligarchie balaye toute possibilité d’unité nationale.

Frédéric Le Quer

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