Acte 20 des gilets jaunes

Par dimanche 31 mars 2019 Permalink 3

Malgré l’hystérie sécuritaire qui ressort des commentaires journalistiques dès que pointe un gilet jaune à l’horizon, l’acte 20 s’est déroulé encore plus calmement que celui précédent, “sans manif sauvage” à l’arrivée et sans heurt avec la police. Trop calmement? Peut-être, il ne faudrait pas tomber dans la routine, il ne faudrait pas que les gilets jaunes soient perçus comme inoffensifs. Quand le cortège a traversé le 6e arrondissement de Paris, quartier le plus cher de la capitale, les gens aux fenêtres le regardaient sans aménité, sans laisser percer la moindre lueur de compréhension, avec détestation. Les gilets jaunes étaient leurs ennemis. Ce sentiment doit subsister. Ces parisiens ne doivent pas demain lever les yeux au ciel, hausser les épaules, en entendant parler du mouvement sans inquiétude. Les gilets jaunes doivent continuer à effrayer ces ennemis de classe. Pour autant et c’est tout le charme de ces samedis, les opinions dans la manif restent multiples allant de jeunes cathos revendiquant l’évangile de Mathieu aux anar distribuant presque timidement des prospectus finissant par “Crève la France, vive la révolution” et en passant par les souverainistes et les royalistes fiers de ce qu’ils pensent. Cette vraie diversité de penser se retrouve pour dire NON. Son pouvoir est de dire NON. Sa grandeur est de dire NON. La force des gilets jaunes est leur liberté sans la moindre peur d’être jugés par la bien pensance imposée par l’oligarchie.

J’ai mis en une le gilet d’une jeune allemande solidaire qui prouve que ce n’est pas tant l’amitié entre européens qui est en cause que les volontés apatrides des européistes ultralibéraux. D’autres photos:

ça, c’était une petite reductio ad hitlerum bien dans l’air du temps!

Frédéric Le Quer

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