Acte 13 des Gilets Jaunes à Paris

Par dimanche 10 février 2019 Permalink 8

Plusieurs aspects ont marqué l’acte 13 ce samedi.

Le premier: c’était la troisième manifestation des gilets jaunes dans la capitale en 8 jours, samedi 2, mardi et hier. Personne ne le signale mais c’est beaucoup. Surtout, à chaque fois, il y a du monde pour clamer son mécontentement. Et la population française continue sans lassitude d’approuver le mouvement.

Le deuxième: on se serait cru revenu au mois de décembre avec les exactions, les bandes, la violence. La photo en une, celles ci-dessous en donnent un aperçu. Le parcours était totalement inadapté au monde qu’il y avait quoiqu’en disent les médias qui relaient toujours aussi servilement les chiffres du ministère de l’intérieur. Les rues bien trop étroites pour faire passer un tel cortège. Cela a abouti aux détériorations qui ont parsemé la journée. Mais une chose, aussi, que je n’avais pas encore vu a produit de nombreux heurts: la présence policière armée et casquée au milieu de la manifestation. Incroyable provocation! Les dirigeants français veulent de la casse et font tout pour, dans l’espoir de décrédibiliser le mouvement. Macron et Castaner jouent avec le feu et ça finira mal.

Le troisième: les pancartes étonnantes que je mets ci-dessous. Je ne les avais encore pas vues. Le peuple se raidit de tout coté politique. Une chose extraordinaire: à Paris, dans le cortège, chacun est libre de professer ce qu’il veut. Aucune remarque. Aucun reproche d’un opposant. La contestation se focalise contre le président de la république et elle peut se permettre de venir de n’importe où, extrême droite, extrême gauche, royalistes, fonctionnaires, travailleurs indépendants, précaires. Bref, elle vient de tous ceux qui ne se sentent pas représenter par les institutions. En fait, il s’agit presque de toute la France!

Frédéric Le Quer