Achille Laugé (1861-1944)

Par Dimanche 28 janvier 2018 Permalink 1

La peinture d’Achille Laugé est longtemps marquée par la juxtaposition de touches ou de points de couleurs pures. Bien que sa formation se passe chez Cabanel et Laurens, la manière divisionniste qui lui plait tant, est due à sa découverte du tableau de Seurat en 1886, “Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte”. Après, rien ne sera plus jamais pareil pour ce fils de paysan languedocien qui, en 1888, retourne, après ses quelques années d’apprentissage à Paris, pratiquer son art dans son pays natal. Mais toute sa vie, Achille Laugé aura du mal à imposer son style malgré l’aide de quelques marchands de renom comme Albert Sarraut, Achille Astre, Maurice Fabre de Gasparet. Aussi va-t-il adoucir son pointillisme strict pour mieux imprégner ses toiles des couleurs et du soleil d’Alet, Collioure, Toulouse ou Cailhau où se trouve sa modeste maison qu’il peint sous toutes les coutures.

Achille Laugé est prisé à 5 chiffres, un peu comme la plupart des peintres néo impressionnistes qui sont si présents dans les salles des ventes françaises. Tantôt il est vendu, tantôt ravalé, c’est un peu une question de chance pour le propriétaire. Quelques exemples, comme d’habitude, relevés dans la Gazette Drouot:

Commençons par l’huile sur toile en une, 75 x 54 cm, datée 09, “arbres en fleurs à Cailhau”, qui récolta chez Artcurial Toulouse, le 3 juin 2014, près de 70 000 €. La nature morte, ci-dessous, d’ambition plus modeste, aux fleurs simples, 38 x 55 cm, fit chez Enchères Côte d’Opale ovv le 18 février 2017, 12 120 €.SAM_6093

L’automne languedocien peint en 1931, intitulé “Cailhau, Notre Dame des Prés”, 50 x 73 cm, tentait un amateur chez Ariège enchères ovv pour 33 600 €.SAM_6094

Terminons par deux invendus estimés entre 30 000 et 50 000 €! Le premier que personnellement j’adore, 52,5 x 80 cm, huile sur toile de 1897, s’intitule “Le chemin bordé de chardons” et fut présenté chez Primardéco ovv à Toulouse le 24 mars 2017. Le second présenté le 13 novembre 2014 à Toulouse aussi (nul n’est prophète en son pays!) chez Marambat-De Malafosse svv, huile sur toile de 54 x 74 cm s’appelle “L’allée de saules derrière l’Alouette”.SAM_6095
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Frédéric Le Quer