2019, l’année de la colère

Par mardi 1 janvier 2019 Permalink 3

J’ai rêvé les vœux d’Emmanuel Macron hier. La triste réalité m’a rattrapé aujourd’hui. Quand le blabla et le violon sont enlevés de son allocution, il reste un individu qui refuse de changer de politique. Certes l’adjectif nouveau nouvelle a été répété, mais il était palpable à chaque fois que ses “nouvelles solidarités” ou ses “nouvelles sécurités du XXIe siècle” n’avaient rien à voir avec un quelconque progrès social mais tout à voir avec les manières de banquiers qui se font passer pour de bons pères de famille parce qu’ils étranglent le peuple sous le prétexte fallacieux d’équilibre budgétaire.

Notre président comme son prédécesseur énumère les causes du malaise français sans toutefois revenir sur ce qui le provoque depuis des décennies. Au contraire.Bien qu’il se veuille un grand réformateur, il n’est qu’un petit exécutant d’une politique exacerbant les inégalités. Les gens de son milieux se croient responsables en exigeant sans cesse des efforts alors qu’eux-mêmes sont à mille lieux d’en faire le moindre en vivant dans un luxe inimaginable pour la plupart des gens. Les vœux de dignité d’Emmanuel Macron sont à cet égard une ignominie. La crapule kleptocrate se dit “impatiente” de changements en rappelant les devoirs de chacun! Quelle effronterie, quelle impudeur quand on ose narguer le peuple de l’étranger comme il le fait à chaque fois ou quand on le défie d’une villégiature tropézienne pendant que les révoltés gilets jaunes installent courageusement des cabanes sur des rond points pour y passer le réveillon. Avec ses vœux de vérité, l’impudence là encore est à son comble. Son sbire, Castaner nique ta mère, samedi après samedi, ne fait que mentir sur les chiffres de mobilisation des insurgés. S’ils avaient la plus petite parcelle de vérité, il est évident que jamais le mouvement gilets jaunes n’aurait eu les conséquences qu’il continue d’avoir. Alors pour ce qui est de l’espoir, ses “vœux d’espoir”, c’est juste une forfaiture vis à vis du peuple français. Quand Macron ressasse cette histoire de “projet européen renouvelé”, il berne ceux qui l’écoutent. Le seul projet européen à avoir le vent en poupe n’est pas le sien mais celui souverainiste de Orban, Salvini ou de l’autrichien Sebastian Kurz. Et c’est tant mieux.

Rien n’est à attendre d’Emmanuel Macron. 2019 doit être l’année de la colère. La colère vraie, constructive. La colère qui abat des montagnes. La colère qui renverse un régime.

Bonne année et bonne colère à tous

Frédéric Le Quer

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