Aux alentours de la FIAC

Par dimanche 21 octobre 2018 Permalink 1

Le prix moyen des œuvres vendues à la FIAC cette année est d'environ quarante mille euros. Pour juste les voir au Grand Palais, il faudra payer quarante euros. Des pavillons alentours présentent aussi quelques créations visibles pour vingt euros mais des revendeurs à la sauvette proposent des billets pour dix euros. Et puis il y a le Petit Palais qui s'associe à la manifestation et dont l'entrée est gratuite. Quelques œuvres tout autour sont dispersées à la vue de tous. En venant de la place de la Concorde par les jardins des Champs Elysées, sur le coté du Petit Palais, une construction d'Andreas Angelidakis sans plafond faites de planches de contreplaqué peintes en noir est placée entre les arbres (image ci-dessous). L'intérieur est une sorte de labyrinthe avec des trous ronds percés à un mètre du sol à peu près. Une jeune fille d'à peine 20 ans garde l'endroit et me permet d'y pénétrer en me proposant de lui poser des questions en sortant. J'y vais. Je me dis sans savoir où je me trouve, que quelques tags sur les murs eussent égayé l'endroit. J'en sors et lui demande si le plan a une logique. Et de me répondre d'abord que ...

Adolf Wölfli, l’art en hôpital psychiatrique

Par samedi 20 octobre 2018 Permalink 1

Adolf Wölfli (1864-1930), paysan suisse interné toute sa vie en hôpital psychiatrique après diverses agressions sexuelles pédophiles, commence à dessiner dans sa chambre d'isolement avec l'assentiment de ses médecins qui le trouvaient ainsi plus calme. Avec ses crayons, il invente un monde magique et coloré fait de formes géométriques, de personnages grimaçants et de notes de musique. Mégalomane aussi, il se nomme "saint", "grand-grand dieu", "génie", "excellence", "duc", "majesté", "empereur"... Mais en même temps il parle de lui comme " le petit Wilfi, être chétif, perdu au milieu de ce monde effrayant, enfermé au centre d'une spirale, allongé sur son lit de mort, dans un cercueil, au centre du labyrinthe". Autant dire qu'Adolf Wölfli s'écarte largement de la norme et correspond parfaitement à la définition que donne Jean Dubuffet, de l'art brut, "personne indemne de culture artistique" pour ainsi assister "à l'opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l'entier de toutes ses phrases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions." Ainsi la situation d'Adolf Wölfli en dehors du monde culturel est un gage de pureté. Citons à nouveau Dubuffet: "un peintre se doit d'être honnête! Pas de voile! Pas de ruse! tout doit être nu présenté dans son ...

Révélatrice crise de nerf de Mélenchon

Par vendredi 19 octobre 2018 Permalink 1

Mélenchon avec sa petite crise de nerf à l'encontre des magistrats et des policiers lors de la perquisition du siège de son parti révèle, malgré lui d'ailleurs, plutôt bien le malaise de la société française, de toute la société. L'irrespect vis à vis des forces de l'ordre, l'irrespect vis à vis des magistrats, l'irrespect vis à vis du corps médical, l'irrespect vis à vis des élus sont des états d'esprit généralisés. Mais la politique des dirigeants n'est-elle pas la cause du mal être? Mieux, les insolents ont-ils systématiquement tort dans un pays en proie au délitement? Passons vite sur les incivilités commises en milieu hospitalier! Impossible d'excuser des gens soignés gratuitement  mais au frais de la collectivité, de leur agressivité! L'irrespect à l'égard de la police ou de l'autorité administrative en général peut en revanche parfois s'expliquer. Incontestablement, les codes civil, pénal ne sont plus appliqués de la même façon dans l'ensemble du pays. Des pans entiers du territoire s'affranchissent de la république et aucun policier qu'il le veuille ou non, ne peut dorénavant se permettre d'y venir imposer des règles puisque nos dirigeants y ont renoncé. Aussi devient-il de plus en plus insupportable de voir des fonctionnaires s'en prendre pour des ...

Les soignants à l’épreuve du vivre ensemble

Par jeudi 18 octobre 2018 Permalink 2

Le personnel soignant est confronté  plus que tout autre à l'immigration massive que connait notre pays et s'aperçoit jour après jour comme le vivre ensemble est un mythe. Trois exemples concrets actuels, en cours, représentent un véritable intérêt sociologique et politique: A Creil, l’hôpital subit une telle arrivée de malades étrangers venus en particulier des pays arabes que la direction propose aux infirmiers, infirmières de prendre des cours d'arabes pour mieux entrer en contact avec les patients. Dans un milieu de plus en plus dégradé, il s'agit concrètement d'apaiser les tensions qui naissent aux urgences quotidiennement. Toute personne sensée se demande pourquoi on n'oblige pas plutôt les nouveaux entrants à parler français. Apparemment ce n'est pas venu à l'esprit de notre gouvernement! Tout le personnel qui quitte l’hôpital pour travailler ailleurs ou partir en retraite le fait avec soulagement en ayant constater la terrible évolution dont les dernières années témoignent.  A La Courneuve, aux Quatre Chemins, pour ceux qui connaissent, trois médecins se partageaient une clientèle nombreuse jusqu'au printemps dernier. Découragés, ils ont abandonnés leur cabinet médical. Leur témoignage évoque des cris constants dans la salle d'attente, voire des bagarres, ou des entrées en force en pleine consultation du docteur ...

Manu pisse dans un violon

Par mercredi 17 octobre 2018 Permalink 1

On l'aurait dit assis au fond de la classe près du radiateur, le petit Manu, hier soir pour son allocution. Dans un petit coin. Étriqué. Rabougri. Comme un mauvais élève. Mais pas le mauvais élève qui s'assume, bout en train, leader charismatique. Non le mauvais élève mal dans sa peau, qui sait pas, qui peut pas, inhibé. Il se fait tout petit derrière son bureau. Son cahier d'écolier est plein de ratures, plein de pâtés. C'est pas net. C'est cracra. Et l'élève non plus, n'est pas clair dans sa tête. Et Manu n'est pas clair dans sa tête. Il radote, répète ses vieilles lunes. Le progressiste donne dans la sinistrose. Moi ou le chaos! Lui? Lui! Il n'évitera jamais rien à la France. C'est lui le chaos. Comme il est loin son lyrisme de sa campagne électorale qui avait tant plu à quelques pseudos intellectuels! Manu ne sait plus quoi inventer pour se redonner une stature. On continue les réformes. Ben voyons! Il s'entête. Il se crispe sur ses idées foireuses. On combat les nationalistes partout en Europe. Ben voyons! Il préfère faire rentrer toute l'Afrique avec son lèche babouche de Castaner. Les français ne veulent plus de moi. pas ...

Glissement sémantique vers extrême droite

Par mardi 16 octobre 2018 Permalink 4

Les médias nous gratifient actuellement d'un glissement sémantique intéressant. Tous les partis qui ne sont pas néolibéraux ou (et) immigrationnistes, étaient depuis plusieurs mois taxés de populistes. Mais le mot, petit à petit, trouve ses lettres de noblesse et sonne comme un ralliement, un appel au changement. Alors le terme extrême droite est maintenant employé. Catégorique et sans espoir d'accommodement, il est mis là pour faire peur. Le mot populiste n'est plus péjoratif. Pour les futures élections européennes, le combat de Macron s'affublant du qualificatif de progressiste (on n'est jamais mieux servi que par soi-même!) contre les nationalistes est en voie d'être perdu. Si les populistes ne sont pas en quête d'autoritarisme, ils représentent un électorat nationaliste, patriotique attaché à ses racines. Et le problème pour les fameux progressistes à la gomme style Macron, c'est qu'il n'y a rien de mal à ne pas vouloir renier son héritage culturel. Leur angle d'attaque se rétrécit donc sans cesse entre les faits divers violents mettant en cause des immigrés et les rapports des services secrets démontrant l’ostracisme des musulmans. Alors il s'agit d'effrayer l'électorat dont la main tremble. Extrême droite ça fait Pinochet, Mussolini, Franco... Et en forçant encore le trait on est au ...

Le macronisme dans l’impasse

Par lundi 15 octobre 2018 Permalink 3

Implacablement, semaine après semaine, les faits donnent tort au macronisme. Et ils lui donnent tort à tel point que la présence d'Emmanuel Macron à la tête de l'état ne se justifie pas. Sa mégalomanie au service de l'ultralibéralisme le rend incapable d'affronter les défis qui se présentent et qui demandent cette souplesse intellectuelle dont le président manque. La crise écologique et la crise financière suivie par la suite, immanquablement, d'une crise économique dépassent son seuil de compétence. La crise écologique, qu'on le veuille ou non, ne se réglera pas par des voitures électriques ou autres gadgets dont les composants seront plus tard responsables inévitablement d'une autre menace. La course derrière les chiffres du pib rendue obligatoire par une augmentation de la population débile, est l'exact inverse d'une politique écologique responsable. Seule la décroissance, au moins maintenant, est la solution pour la pollution. La concurrence non faussée et toutes ces balivernes entraînant des importations grotesques de l'autre bout du monde sous prétexte de globalisation poussent à l'exploitation toujours plus infernale de la planète. Les grandes déclarations politiques des dirigeants occidentaux ne sont que tartuferies puisqu'à aucun moment elles n'envisagent le capitalisme sous un autre angle que celui du néolibéralisme. Le risque financier s'est ...

Joseph Csaky (1888-1971)

Par samedi 13 octobre 2018 Permalink 1

Le sculpteur Joseph Csaky, né en Hongrie, s'installe à Paris à 20 ans. Il préfère les chantiers de construction pour apprendre la taille de la pierre plutôt que l'enseignement de l'école des arts décoratifs de Budapest qui ne lui convient pas. Il habite La Ruche (cité d'artistes) dans le XVe arrondissement de Paris en même temps que Chagall. Son travail est d'abord marqué par le cubisme puis s'adoucit progressivement comme avec cette panthère en une de 1928 en granit blanc rosé, 41 x 65 x 30 cm, vendu par Magnin-Wedry ovv à Drouot le 19 juin 2017 231 620 €, un record mondial pour une statue en pierre de l'artiste. Ce "cubisme assagi" va petit à petit virer vers des formes nouvelles avec des femmes à la fois voluptueuses et pudiques, aux seins nus mais aux gestes souvent réservés. Même si Csaky bénéficiera de quelques commandes officielles de l'état, son art a tant de mal à être reconnu de son vivant qu'il meurt, enterré dans une fosse commune derrière l’hôpital Bichat. Mais depuis c'est une autre affaire! Par exemple, lors de la même vacation que pour la panthère, la femme debout en bronze (h 52,3 cm), ci-dessous fit 17 277 €. Mais les ...

Préemptions du musée de Sèvres à Drouot

Par jeudi 11 octobre 2018 Permalink 2

Une importante collection chic et de bon goût, on se croirait dans les aristochats (!), était dispersée hier à Drouot par la société de vente aux enchères Ader-Nordmann. L'après-midi était marqué par deux préemptions du Musée national de la céramique de Sèvres dont l'une, photo en une, fut tout à fait remarquable. Le catalogue décrivait le lot ainsi avec une estimation entre 20 000 et 25 000 €: Broc Roussel et sa jatte ovale ordinaire en porcelaine tendre à décor polychrome de feuilles de choux bleu céleste et bleu cernées de filets or et de guirlandes de fleurs et feuillage. Marqués : LL entrelacés, lettre-date N, pour 1766, peintre Armand Jeune. XVIIIe siècle, année 1766. H : 18, 2 cm, L : 27 cm Un très petit éclat restauré sur le bord du bassin Le commissaire priseur commençait directement à vingt mille et jusqu'à quarante mille, la salle participa. Ensuite tout se joua au téléphone et un acheteur emporta temporairement ce lot exceptionnel à 70 000 € plus les frais de 26,4% ttc. Immédiatement après que le marteau ne tombe, une voix féminine inconnue dans la salle manifesta sa présence en disant l'expression rituelle "sous réserve de préemption". Le commissaire priseur demanda s'il s'agissait du musée de ...

Le gag du remaniement ministériel

Par mercredi 10 octobre 2018 Permalink 3

Déclarations incongrues du président de la république après déclarations incongrues amènent inéluctablement la plus grande confusion au sommet de l'état. A la suite de la démission de Gérard Collomb, le remaniement ministériel attendu est difficile à accoucher. "Le canard enchaîné" explique que le dilemme vient du choix proposé à Macron et Philippe: Soit on prend des incompétents, soit on prend des félons! Dès que Emmanuel Macron ouvre la bouche, il est à parier que son entourage tremble en se demandant quelle sottise va venir de lui. Son soi-disant franc-parler est devenu une succession de réflexions à l'emporte pièce dignes du café du commerce. Le grand dégingandé premier ministre en arrive à passer pour un cador! Ne pas trouver de successeur possible, potable, à Gérard Collomb apparaît comme un gag. Son bilan aussi bien sécuritaire qu'au niveau de la politique migratoire menée est mauvais. Son seul courage a été d'avouer en quittant sa fonction que "la loi du plus fort a pris la place de la république". Pourquoi n'a-t-il pas tenté de stopper cette dégradation que tout le monde connait? L'idéologie du président ne le permet surement pas. En tout cas, il s'agissait pour le premier ministre et le président de faire face ...