VTC et l’incompétence gouvernementale

Par Jeudi 4 février 2016 Permalink 2

Le feuilleton concernant les VTC est assez révélateur de la politique gouvernementale. Aucune ligne directrice, aucune vision, ne serait-ce qu’à moyen terme, aucun sérieux réglementaire. Le dernier qui a parlé a raison et au gré du vent les directives varient. La société Uber l’a bien compris et n’hésite pas en sous main à exciter ses chauffeurs. Son modèle est en jeu.

Alors, hier, certains souhaitant un cortège silencieux alors que d’autres ont préféré klaxonner, les quartiers de Montparnasse le matin, des Invalides l’après midi ont totalement été bloqués. Bruit ou pas bruit, la manifestation de 2000 chauffeurs n’a pas engendré les violences vues chez les taxis. C’est probablement un tort car s’ils ne font pas peur au gouvernement, ils n’obtiendront rien. Il est loin le temps où Manuel Valls voulait libérer les initiatives en cassant les monopoles. Notre premier ministre ne cassant rien, recherche la paix sociale à tout prix. Le problème est que ses velléités de changement sont en train de ruiner les gens qui veulent essayer de travailler!

D’abord les taxis, endettés jusqu’au cou pour des décennies à cause de licences achetées bien trop chères et qui valent maintenant 5 fois moins (de 250 000€ à 50 000 €!), ne supportent aucune remise en cause de leur monopole. L’attitude est à l’évidence archaïque mais on peut les comprendre…

Pour les ubert c’est un peu pareil même s’ils risquent financièrement légèrement moins, soit la valeur d’une belle berline, entre 60 000 et 80 000€. Depuis quelques mois, les banques se sont jetées sur ce créneau en proposant des prêts annoncés avantageux sur des gros véhicules avec des contrats concoctés aux petits oignons! Toujours aussi avides et inhumaines, elles espérent refaire le coup des tracteurs aux paysans en endettant leurs clients chauffeurs très longtemps sur des biens dont la valeur tend vers zéro avec les années. Marche ou crève! ricanent les conseillers bancaires payés en partie à la commission  en se frottant les mains…

Ces drames où les pauvres quelque soit leur camp vont perdre de l’argent qu’ils n’ont pas, auraient pu être éviter avec un gouvernement intelligent, ne légiférant qu’après avoir bien compris la situation, quitte à oublier les effets d’annonces qu’il aime tant et qui soit n’ont pas de suite, soit tournent à la catastrophe.

L’histoire des sacs plastiques a mis au chomage technique des milliers de gens pendant des mois pour finalement accoucher d’une souris (ils seront plus épais, c’est tout! Bravo Ségo!). Le congrès prévu pour la réforme constitutionnelle concernant le terrorisme risque de ne jamais être réuni faute d’un soutien suffisant des parlementaires (Bravo François!) . Les monopoles auxquels le gouvernement devait s’attaquer, ont encore de beaux jours devant eux face à la peur du gouvernement de voir l’apathie de la population remise en cause par un mouvement catégoriel (Bravo Manuel!).

Quand on ne croit sincèrement en rien, quand on n’a pas vraiment d’idée sur quoi que ce soit, quand son seul but est de profiter du pouvoir le plus longtemps possible, on mène le pays que l’on dirige dans le mur. C’est ce que font Hollande, Valls et leur bande. C’est vraiment, vraiment triste pour la France.

Frédéric Le Quer