Vieillissement de la population

Par Mardi 5 septembre 2017 Permalink 2

Les démographes parlent de vieillissement de la population quand la proportion des personnes âgées croit. Par exemple d’après les projections de l’INSEE là où en 2005 les plus de 60 ans représentaient 1 français sur 5, ils en représenteront en 2050 1 sur 3.

Un article du Gatestone Institute daté du 4 septembre donne aussi des chiffres effarants concernant le Japon et l’Europe. Au Japon, les 65 ans et plus représentent déjà plus de 40% de la population. « Les bâtiments scolaires ont été convertis en maisons de retraite médicalisées pour les personnes âgées ». De manière anecdotique, à Hokkaido city, la population devenant rare, les ours et les renards descendent souvent des montagnes pour se promener la nuit dans les rues. Ce n’est qu’un début puisque, dans les petites villes, la population chutera d’ici 2050 de 30 à 50 %. 20 millions de logements vont devenir vacants. L’Europe de l’est est considéré comme le nouveau Japon avec une population de 292 millions d’habitants en 2016, soit 18 millions de moins qu’en 1990. La proportion de personnes âgées de 65 ans et plus a augmenté de plus d’un tiers entre 1990 et 2010. Tous ces pays ont un taux de fécondité largement inférieur à 2.

La marchandisation accompagne, dans nos économies ultralibérales, ce phénomène autodestructeur. La Poste, par exemple, a lancé au printemps un nouveau produit pour se positionner sur le marché du vieillissement de la population. Vous vous abonnez pour 20 € (offre de lancement) et 40 euros ensuite par mois et le facteur vient voir une fois par semaine si votre parent isolé n’est pas décédé ou n’a pas besoin de soins. Tout a un coût donc, même un simple élan du cœur vers son prochain, une assistance éventuelle à personne en danger.

Notre société trop pressée de faire du fric, ne prend donc pas le temps de faire des gosses. Argent et égoïsme s’allient pour détruire des civilisations qu’elles soient en Asie ou en Europe. Ce suicide collectif est le pendant à l’acharnement individuel pour vivre de plus en plus vieux. Ce paradoxe est en lui-même une sentence de mort.

Frédéric Le Quer