Ventes aux enchères à Drouot difficiles

Par Samedi 17 octobre 2015 Permalink 13

Le marché de l’art est en France actuellement bien tendu. Les mauvais résultats des ventes aux enchères s’accumulent et hier celle à Drouot chez Lombrail-Teucquam SVV ne dérogeait pas à la règle avec coup sur coup deux œuvres « ravalées » comme on dit dans le jargon, c’est à dire n’ayant pas trouvé preneur, malgré des estimations raisonnables sur des artistes majeurs du XIXe et XXe siècle. Les travaux de ces deux grands peintres français sont visibles dans plus grands musées du monde.

 

SAM_0865Raoul Dufy (1877-1953) ne se vendit pas avec l’oeuvre ci-dessus. Peinte en 1945, « La ferme », huile sur toile de 27×35 cm a elle aussi le défaut d’être tardive. Sa période fauve est plus courue. Alors l’estimation basse de 40 000 € a effrayé et personne ne s’est porté acquéreur.

SAM_0866Ci-dessus le moins connu des impressionnistes, Armand Guillaumin (1841-1927) dont la vue de village d’Île de France ci-dessus, estimée au plus bas à 25 000 € n’a pas non plus eu l’heur de plaire. Il exposa dès l’origine avec les grands maîtres du mouvement. Ce sont ses œuvres anticipant les fauves qui sont les plus appréciées. Celle-ci ne l’était pas et ne se vendit pas.

Face à ces piètres résultats du marché de l’art en France, les professionnels sont inquiets. Si les ventes aux enchères ne se passent pas très bien, les ventes des marchands ne sont pas plus florissantes. « L’argent est rare » entend-on dire ou « Il n’y a pas d’acheteur français » ou encore « les seules ventes sont à l’export ». Les millions de dollars échangés à New York, Londres ou sur le marché chinois sont loin de ruisseler à Paris.

Frédéric Le Quer

PS: le Matisse en une (19x24cm), une vue de St Tropez, a bien été vendu dans la même vente plus de 160 000 €