Valls et la guerre civile

Par Samedi 12 décembre 2015 Permalink 2

Avoir un premier ministre manquant à ce point de sang froid est inquiétant dans les temps troublés que nous vivons. Manuel Valls après avoir vu dans sa boule de cristal, l’explosion de bombes chimiques  comme imminente, refait le coup de Mme Irma et annonce la guerre civile au cas où le Front nationale détiendrait une région.

Il est intéressant de voir la construction intellectuel de son dernier présage. Dans le cas où l’UMPS reste au pouvoir, le danger d’une révolte est moindre. Le monsieur s’est habitué à voir un peuple français moutonnier et placide. Il le sait dorénavant manipulable et corvéable à merci, incapable de faire entendre dans la rue une parole claire et fondamentalement contraire à celle que porte son gouvernement. Il pense qu’il le mènera par le bout du nez aussi longtemps que nécessaire et lui fera accepter sa mise en coupe réglée, peut-être en rechignant un peu, mais en finissant par tout accepter la tête pliée et les épaules basses. Les médias le lobotomisent avec succès et les français sont plus veaux que jamais!

En revanche, Manuel Valls semble inquiet de la réaction des quartiers d’immigrés musulmans si leur comportement, quand il porte atteinte aux lois républicaines, est réprimé par le Front national. Il n’a pas confiance en l’esprit démocratique de gens qu’il proclame pourtant être des français comme les autres et craint donc leur révolte dans le cas où ils ne pourraient plus imposer leurs règles dans les villes de banlieue qu’ils se sont appropriés. Car soyons clairs, le sujet réel de ces élections régionales tourne autour de l’acceptation ou non par les français d’une immigration envahissante mettant à mal leurs us et coutumes. Et même si les présidents de régions ne pourront pas grand chose, leur simple présence témoignera d’un état d’esprit ou d’un autre.

Donc d’après Manuel Valls, l’unique solution pour éviter la guerre civile est de continuer, sans jamais rien changer, sur la pente dans laquelle lui et ses prédécesseurs entraînent la France. Il joue la politique du « Moi ou le chaos ». Compte tenu du bien être qu’il apporte aux français, depuis sa présence aux affaires, en matières économiques et sociales, l’argument est un peu court. Pire, il donne envie de lui mettre une bonne gifle et de faire exactement l’inverse de ce qu’il exige péremptoirement.

Frédéric Le Quer