Valls en Israël

Par Mardi 24 mai 2016 Permalink 2

Manuel Valls termine un drôle de voyage en Israël. Le ciel y est bleu et les gens gentils, certes, mais le bougre avait bien autre chose à faire… Le résultat est qu’il s’embourbe dans une difficulté supplémentaire comme s’il n’y en avait pas déjà suffisamment!
Quand une journaliste a demandé au premier ministre dimanche à la télévision s’il était sioniste, il s’est troublé! Elle n’a pas insisté sentant qu’elle était allée trop loin! Être sioniste en France deviendrait-il une tare? Quoi de plus logique que le peuple juif est un état? Mais Manuel Valls n’ose pas assumer pour des questions de politique intérieure. S’il se met à déclarer tout haut aux seuls électeurs qui lui restent, les français musulmans, qu’ils est sioniste, il perdra toute base électorale. Alors il tergiverse espérant contenter tout le monde.
Les israéliens savent bien que le gouvernement français, pro palestiniens, est à deux doigts de reconnaître la Palestine comme état. Alors la conférence internationale de Hollande qui cherche à se refaire une santé à l’internationale, ils la sentent bien partiale… À leur désavantage. Prêt à aucune concession, Netanyahou vient de nommer au ministère de la Défense l’homme le plus détesté des palestiniens, Avidgor Lieberman qui à part son service militaire n’a pas de référence dans l’armée. Opposé aux négociations de paix avec les palestiniens, sa nomination signe la mort de cette conférence inutile dès le départ entre Israël et les palestiniens.
Valls a cependant fait pendant son séjour quelque chose de fort en allant se recueillir sur les tombes des français juifs morts en France victimes dernièrement d’actes antisémites. Mais sans doute serait-il bien aussi de régler le problème de l’antisemitisme qui règne en maître dorénavant place de la République sous couvert évidemment d’antisionisme.
Se montrer pour un homme politique français de « gauche » comme un ami d’Israël n’est déjà pas si mal! C’est le seul point positif à retirer d’un voyage qui comme le dit Valérie Pécresse n’avait pas lieu d’être compte tenu de la catastrophique situation intérieure française.