Valls à plat ventre en Algérie

Par Lundi 11 avril 2016 Permalink 4

La visite de Manuel Valls en Algérie, un pays où le parti au pouvoir depuis un demi siècle, le FLN, en est encore à tabasser les femmes algériennes journalistes venant à son congrès annuel, est un renoncement de plus des socialistes concernant les idéaux républicains. Ce gouvernement rejette certains médias français mais le nôtre s’en fout et espère qu’en s’abaissant toujours plus bas, il obtiendra quelque chose en échange! Comme pour le reste, il n’a rien compris: la diplomatie demande du courage, pas de la lâcheté.

Anne Gravoin et son grand orchestre, financés par des hommes d’affaire algériens, explique en partie cette soumission! On a rien sans rien. Le Nouvel Obs, encore tout chamboulé d’avoir osé sortir le scandale, ne bronche plus. Se remettra-t-il d’une telle indépendance d’esprit? La suite au prochain reportage! Mais il y a bien plus grave. Depuis des décennies, la France ne sait comment faire pour complaire au FLN. C’est à l’évidence une honte pour notre pays mais c’est surtout une lamentable démission dont pâtit le peuple algérien. Voilà un pays dont les dirigeants s’enrichissent sur le dos de leurs concitoyens en les laissant dans la misère et en les poussant à l’exode. Rien n’est jamais engagé pour améliorer les conditions de vie de la population et la seule chose qui lui est proposée est de partir vivre en France pour pouvoir vivre mieux. Combien sont-ils à se désoler de cette état de fait et auraient préféré rester au bled? Des centaines de milliers probablement, il suffit de voir la détestation de certains envers le pays d’accueil pour s’en rendre compte.

Tout le monde subit l’immigration folle existant entre l’Algérie et la France: les déracinés devant s’adapter au moins un petit peu et les autochtones qui voient leur pays se métamorphoser. C’est le problème majeur qui est à régler pour le bien de tous dans les rapports entre les deux états souverains. C’est évidemment celui dont personne n’a parlé.

Frédéric Le Quer