Uber ou le drame de l’immigration

Par Jeudi 15 décembre 2016 Permalink 3

Les chauffeurs Uber sont en grève. Par exemple, je l’ai vu, dès 5 H 45, ils bloquaient déjà l’accès à Roissy par l’A3. Il s’agit d’un mouvement social intéressant, à la fois archaïque et moderne.

L’archaïsme réside à l’évidence dans la lutte des classes. Le combat date de vieux, de la nuit des temps. Le sentiment d’infériorité est longtemps accepté par l’être humain vis à vis d’un autre, puis un beau jour, le supérieur exagère ou le supérieur est discrédité. La prise de conscience est destructrice. C’est l’histoire de la dialectique hegelienne. Dans ce cas, les dirigeants d’Uber exagèrent, pressurent, surexploitent. Le prolétariat que constituent ces chauffeurs, réclame des améliorations de travail au groupe multinational dont il dépend. Il n’aura pas gain de cause, le balancier n’est pas encore en haut. Sa misère est le moyen pour la société privée de s’enrichir. Les intérêts de chacun sont fondamentalement divergents. Moins la course est chère, plus le nombre de gens potentiellement clients croît. Un chauffeur touche sa limite avec sa capacité de travail. La limite d’Uber réside dans le nombre de chauffeurs attirés par le job. Elle est incomparablement plus éloignée compte tenu de la paupérisation de la France. C’était pareil dans les usines au XIXe siècle avec l’explosion démographique.

Le conflit est moderne car pour qu’Uber puisse l’emporter, il lui faut toujours plus d’immigrés espérant trouver le Graal en occident. Le business modèle d’Uber n’est possible que dans le cadre d’un envahissement du continent par une population miséreuse cherchant à tout prix à travailler. Il y a bien quelques français mais c’est peanuts par rapport au nombre d’africains et surtout d’arabes qui constituent le gros du bataillon uberisé. Ils sont taillables et corvéables à merci même quand ils comprennent qu’ils sont abusés. D’ailleurs que peuvent-ils espérer de mieux? Ils parlent mal français, l’écrivent peu ou pas du tout, sont totalement déracinés. Ils n’ont rien à faire en France mais des groupes internationaux comme Uber ont besoin d’eux. Les flux migratoires sont les conditions de l’enrichissement des plus riches, des dividendes qui montent, de l’argent en dormant.

La propagande médiatique montre le business modèle d’Uber comme génial. Elle se gargarise de start-up qui n’inventent jamais rien mais sont juste là pour déboulonner des monopoles vieillissants. Uber est inutile comme beaucoup des sociétés du même genre. C’est une fausse modernité, un leurre juste nécessaire à faire gagner des milliards à un secteur privé conquérant taillant des croupières à un modèle d’état nation sécurisant mais débordé. Macron, sur-médiatisé par des capitaines d’industrie qui ont trouvé leur héraut pour bien embrouiller les citoyens est le porte-drapeau de ce monde déprimant d’une France ouverte à tous les vents. Le slogan parle de libérer les énergies! C’est un mensonge: cette politique les sclérose.

Frédéric Le Quer