Trump, Sanders, Juppé

Par Mercredi 10 février 2016 Permalink 3

Le grand barnum des primaires américaines continue son périple à travers les Etats Unis. Le New Hampshire a donné des résultats tranchés: Donald Trump pour les républicains, Bernie Sanders pour les démocrates ont nettement gagné. Derrière ces deux têtes d’affiche se profile un débat d’idée sur la façon de sortir des inégalités de plus en plus criantes aux Etats Unis.

D’un coté, le nationaliste Trump prône par exemple l’arrêt de l’immigration ou le non respect des accords de Paris concernant l’écologie. L’idée est de sortir du marasme en libérant les forces du pays, à l’intérieur du pays, pour les gens du pays pour créer des emplois. De l’autre coté, Sanders veut directement lutter contre le culte de l’argent roi qui s’est emparée de l’Amérique à travers les extravagances financières de Wall Street et dont seulement quelques uns profitent. L’ex hippie veut rendre l’enseignement gratuit. La jeunesse américaine le préfère largement à Hillary Clinton. Cela fait-il de Sanders un mondialiste? C’est en tout cas ce qu’essayera de démontrer son adversaire.

Etre mondialiste aux Etats Unis n’est pas aussi prisé qu’en Europe! Aucun candidat ne s’en revendique alors que la classe politique française ne cesse d’expliquer qu’il faut absolument « placer la France dans la mondialisation », ce qui pour ce faire autorise tous les reniements. Là-bas le mondialiste perdra; socialiste à la rigueur mais certainement pas en plus internationaliste! Les américains votent pour ceux proclamant qu’ils les protègent contre le monde entier. L’hégémonisme n’est pas confondu avec le mondialisme. Imposer n’est pas transiger.

C’est à méditer pour les électeurs français qui s’apprêtent à élire Alain Juppé président. Depuis le RPR, il a viré sa cuti et est devenu une sorte de citoyen de la planète terre où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Des sondages très sérieux le placent gagnant pratiquement à coup sûr. Les électeurs seraient bien inspirés de lui demander des comptes sur l’UE, l’€ et la submersion migratoire.

Frédéric Le Quer