Trierweiler et Zemmour

Par Vendredi 19 décembre 2014 Permalink 17

En cette fin d’année, deux livres, dont le seul point commun est d’avoir été désapprouvé par les arbitres officiels du bon gout, sont d’énormes succès de librairie. Trierweiler et Zemmour, vilipendés par les médias et la classe politique, sont malgré ça, grâce à ça, lus par des français exaspérés par un discours officiel qui ne supporte plus la contradiction.

Le mainstream face aux obstacles, aux résistances, aux échecs fait preuve de plus en plus d’intolérance contre ce qui ne va pas dans le sens qu’il souhaite donner à la société française. Lorsqu’une ex concubine dévoile la conscience exacerbée et hautaine d’un président socialiste pour son appartenance à une certaine classe sociale, elle rompt le pacte du silence qui tend à cacher aux citoyens la vraie personnalité de leurs dirigeants. Lorsqu’un journaliste décrit les dérives sociétales perçues par chaque français mais niées effrontément par les médias et la classe politique, il abjure d’une certaine façon son appartenance au milieu des faiseurs d’opinion officielle et artificielle.

Alors tous les moyens sont bons pour discréditer, avilir, dénaturer des textes dont le mérite essentiel est de déclarer haut et fort ce que personne n’ose plus vraiment penser et encore moins dire. Si le livre de Trierweiler tire simplement son intérêt de la description de la sphère privée du président, celui d’Eric Zemmour ose décrire sans fard l’importance exagérée prise par l’islam dans un pays de culture traditionnellement judéochrétienne. Et c’est un crime! Comme Galilée décrivait une nouvelle vision de l’univers! En conséquence, les loups sont lâchés, les ayatollahs de la pensée unique multiplient les anathèmes, les plaideurs aiguisent leurs fallacieux arguments.

Nos chères associations, ne vivant que des subsides de l’état, sont comme d’habitude en conflit frontal avec la population française. Elles guettent la phrase d’Eric Zemmour susceptible d’une action en justice. La bonne parole mondialiste, qu’elles prêchent depuis des années, a perdu tout écho, aussi bien à cause du fonds qu’un peuple redevenant souverainiste ne veut plus entendre, qu’à cause de la forme qui montre des organisations discréditées dont le but est surtout d’enrichir les chefs.

La crispation de la société est dorénavant palpable et ces livres sont les reflets du dixième de l’iceberg visible. Le rejet de ce qui est présenté comme devoir être inéluctable, ne tient pas seulement à l’esprit frondeur des français, mais surtout à ce malaise qui puisque ignoré ou vilipendé sera le ferment de la révolte.

Frédéric Le Quer

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