Thesmar, André-Fernand (1843-1913)

Par Samedi 21 janvier 2017 Permalink 1

Les extraordinaires émaux d’André-Fernand Thesmar se retrouvent seulement dans quelques musées du monde comme celui d’Orsay ou encore le Walters Art Museum de Baltimore (coupe en une de 1892), le Hessian State Museum, et le Toledo Museum of Art. Son travail particulièrement fragile se brisant facilement demande à être conservé avec énormément de soin. Ses émaux plique-à-jour, « un procédé proche du vitrail où le fond métallique est retiré après cuisson ne laissant au final qu’une résille de fil d’or pour tenir les panneaux » dixit la Gazette Drouot, sont développés principalement quand l’artiste entre à la manufacture de Sèvre pendant la dernière décennie du XIXe siècle.

Auparavant Thesmar chimiste et excellent peintre de fleurs travaille déjà à la production d’émaux soit pour son propre compte, soit pour la maison Barbedienne. L’exposition universelle de 1878 le consacre d’ailleurs au point de voir, parait-il, quelques unes de ses créations rejoindre la collection personnelle de l’empereur du Japon Meiji.

L’exposition universelle de 1900 continue de le voir se distinguer avec le genre de tasse et sous-tasse comme celle ci-dessous de 1892 (h 5 cm diam 9,2 cm) dans le même esprit qu’une autre possédée par le musée d’Orsay un peu plus petite. Elle fut vendue aux enchères, événement rare pour les œuvres d’André-Fernand Thesmar à Drouot chez Beaussant-Lefèvre svv le 17 décembre 2010 pour un prix de 131 355 € record mondial pour l’artiste.SAM_2886

Une jolie coupe en émaux translucides pique-à-jour et monture en or (H 3,5 cm diam 7 cm) fut aussi vendu en 2016 à Rennes le 27 novembre, chez Rennes Enchères ovv et fit 23 595 € (image ci-dessous).SAM_2887

Frédéric Le Quer