Theresa May pour ne pas traîner

Par Mardi 12 juillet 2016 Permalink 1

Theresa May deviendra demain le 54e premier ministre du Royaume Uni et la deuxième femme dans l’histoire du pays à occuper le poste. Sa rivale a refusé l’obstacle d’une campagne électorale qui devait à en croire David Cameron durer tout l’été, voire même l’automne. Mais ses fanfaronnades ont fait pschitt! Les pressions internationales sur Londres pour régler au plus vite la situation issue du Brexit devaient être dantesques.

De Washington à Bruxelles, il n’était pas question de laisser l’incertitude durer. Trancher au plus vite, quelques soient les conditions, pour redonner aux marchés financiers qui détestent l’incertitude, de la visibilité a été l’ordre probablement américain soutenu par la BCE, n’en déplaise à Angela Merkel. Le rythme démocratique des Tories ne pesait pas lourd à coté des milliards de milliards en jeu. Les négociations vers la sortie vont pouvoir débuter rapidement.

Si la future vie des Cameron fait maintenant battre le cœur des midinettes anglaises, plus personne ne veut se rappeler du déni de démocratie tenté après le référendum britannique. Les brexiters avaient des regrets. Il fallait revoter ou mieux faire comme si rien n’avait eu lieu! Sondages et pétitions valaient mieux que les urnes. Nos intellectuels nous la jouait Diderot aux petits pieds et promouvaient le despotisme éclairé! C’était gros, bien trop gros, digne d’une dictature africaine!

Le délitement actuel de l’Union Européenne imposait pour ne pas perdre toute crédibilité de se soumettre à la vulgate quitte à faire payer les peuples européens par la suite. Les anglais veulent partir. Qu’ils partent au plus vite! Mais que les eurosceptiques ne crient pas victoire, la reprise en main pour ceux qui restent sera drastique. Elle commence aujourd’hui pour les espagnols et les portugais, et tant pis pour la raison de leur déficit excessif (les portugais ont dû par exemple renflouer une banque pour qu’elle ne fasse pas faillite!).

Alors, Theresa May est l’exécuteur des hautes œuvres et les anglais seront au plus vite oubliés. La propagande nous expliquera bientôt que c’est une très bonne chose et que l’Union Européenne en sortira renforcée. Tu parles, Charles! Leur organisation totalitaire supranationale va bientôt crever. On regrettera certains idéaux de fraternité mis en exergue dans les années 60-70. On se réjouira du déboulonnage de ploutocrates servant avec acharnement et sans conscience les intérêts des plus riches.

Frédéric Le Quer