Tensions raciales

Par Mercredi 13 juillet 2016 Permalink 1

A Dallas, Barack Obama a une fois de plus, avec maestria, déclamé un discours sur les tensions raciales aux Etats Unis dont il ne sortira cependant rien. Les policiers blancs ont peur des citoyens noirs et préfèrent tirer les premiers. Alors les afro américains ont à leur tour peur de la police et les images des réseaux sociaux accentuent le malaise. Résultat: les carnages s’enchaînent.

Rien de vraiment nouveau pour un pays bâti sur la discrimination raciale. Ses grands fondateurs reléguèrent dès le début les noirs ou les indiens après les anglo saxons, les fameux WASP tout en haut de l’échelle sociale. Le système a changé ses textes. Les mentalités sont restées. Le film « Devine qui vient dîner! » avec Sydney Poitiers redevient un brûlot cinquante ans après sa sortie. Les classes moyennes grâce à leur enrichissement à la fin des trente glorieuses démontraient que la société américaine pouvait s’apaiser. Leur éradication actuelle relance la guerre civile larvée, blancs et noirs se battant pour le même bout de gras qui diminue. Il y a toutefois une caractéristique majeure dans ce conflit, amenant à l’optimisme: les deux parties sont aussi patriotes l’une que l’autre et se sentent avec fierté profondément américaines. Quand l’Amérique est attaquées par des terroristes, elles pleurent toutes les deux.

L’Europe et particulièrement la France connaît des tensions raciales différentes avec le monde arabo musulman vivant sur son sol et la crise n’ira qu’en s’accentuant. La situation est bien plus terrible qu’outre atlantique. L’état renonce à imposer sa loi aux nouveaux entrants et les immigrés n’ont aucune espèce de fierté d’être français, au contraire, ils se revendiquent toujours du pays d’où viennent leurs parents. Pire, ils ne respectent pas la culture du pays d’accueil et tente d’imposer la leur comme lors de cette fin de ramadan à St Denis quand des « franco » musulmans vinrent investir le dernier chantier de fouilles organisé par la mairie pour y faire un méchoui, tuer rituellement des animaux et se régaler à la nuit tombée d’un barbecue allumé grâce aux ossements et aux morceaux de bois découverts sur ce sanctuaire. Quand une autorité vint leur demander de se retirer, ils soutinrent sans bouger que ces fouilles n’avaient aucun sens!

Les tensions raciales ou communautaires ne resurgissent pas qu’aux Etats Unis et la situation en Europe, plus diffuse, éclatera violemment. Ses potentats se gargarisent de la mondialisation pour justifier l’invasion subie par la population qui empêche toute intégration. Leur décalage délirant aboutira à la guerre civile, la pire qui soit, non pas une lutte des classes, on voit bien que Mélenchon plafonne dans les sondages, mais une guerre de religion.

Frédéric Le Quer