Tensions raciales

Par Mardi 14 novembre 2017 Permalink 1

Les tensions raciales de plus en plus vives en Europe auront du mal à être contenues. Elles partent dans tous les sens en venant de tous les camps. Sans homogénéité, leur sens est difficilement compréhensible. Le point commun est le rejet du melting pot vers lequel les dirigeants européens cherchent à nous entraîner.

En Pologne, 60 000 manifestants défilaient pour le 11 novembre, unis par leur islamophobie. Pour les discréditer, ils ont été qualifiés dans leur ensemble de néo-nazis. Ce stupide raccourci, au lieu d’éclairer, éclipse les questionnements traversant la société polonaise.

Les footeux italiens de la Lazzio de Rome moquent leurs concurrents de l’AS Roma en affublant sur un photo-montage Anne Frank du maillot de cette équipe. Je ne comprends pas très bien en quoi consiste l’agression, ni pourquoi l’AS Roma n’a pas repris à son compte le portrait de l’enfant morte en déportation. Quoiqu’il en soit, cela fait scandale sans empêcher les années où Mussolini fut au pouvoir d’être de plus en plus considérées dans la mémoire collective comme un âge d’or de la nation. Le salut fasciste s’est complètement banalisé dans tous les stades de la péninsule et les gadgets à l’effigie du Duce se vendent comme du petit pain.

Toujours avec le foot comme catalyseur, en Belgique cette fois, des supporters marocains exaltés par leur qualification en coupe du mode de football en ont profiter pour s’en prendre aux forces de l’ordre et blesser 22 policiers. Il apparaît que la victoire de leur équipe nationale leur a donner la force, l’envie, d’extérioriser leur haine pour le pays qui les accueille.

Karl Lagerfeld vient de déclarer: « J’ai honte de l’Allemagne, même pour moi-même. Comme je suis allemand, je dois assumer ». Et de préciser: « On ne peut pas tuer des millions de juifs et faire venir des millions de leurs pires ennemis ». Comprendre que pour l’illustre créateur après la Shoah, Merkel, en favorisant la venue de migrants musulmans, en a rajouté une couche et aurait mieux fait de s’abstenir.

Coté français, l’inénarrable Danièle Obono du Front de Gauche s’est encore distinguée en soutenant à demi mot son « amie » du parti des indigènes de la république, la franco-algérienne Houria Boutelja qui veut ni plus ni moins supprimer l’état d’Israël et qui écrit que « l’antisémitisme est un produit de la modernité ». Les israéliens viennent avec raison d’interdire leur territoire à Danièle Obono qui tentait d’y pénétrer pour animer une propagande antisioniste et pro palestinienne.

Les exemples pourraient être dix fois plus nombreux. Partout en Europe, les mots, les attitudes évoquant le rejet de l’autre tombent comme à Gravelotte. L’Union Européenne et le monde économique et financier ont tenté de faire passer en force leur projet de faire de notre vieux continent une vaste terre où le monde entier peut s’installer. Cette idée folle ranime la haine, alimentent les tensions raciales et est le détonateur de la guerre civile.

Frédéric Le Quer