Souverainetés nationales vs islam

Par Lundi 2 mai 2016 Permalink 2

Ban Ki-moun, la semaine dernière, se permettait d’intervenir pour critiquer la politique restrictive de l’Autriche concernant l’immigration, contestant même sa légalité. Ce genre d’attaques au bazooka, bien que le langage soit juridiquement prudent, à l’encontre des souverainetés nationales partout en Europe et sur tous les sujets est de plus en plus mal accepté des populations et quelques gouvernements prennent en compte les aspirations de leurs électeurs.

Est-ce que les mondialistes sont allés trop loin avec l’affaire des migrants? La question est légitime compte tenu des forces insoupçonnées qui se révèlent actuellement. Le gouvernement autrichien s’arroge dorénavant la possibilité de suspendre certaines règles de l’UE par décret quand il est établi que «le maintien de l’ordre public et la protection de la sécurité nationale sont en danger. » Le congrès de Alternative fur Deutschland a enthousiasmé les participants ce weekend. Le slogan, « L’islam ne fait pas partie de l’Allemagne », contredisant directement les dires d’Angela Merkel, fut un succès et la volonté d’interdire les minarets, les appels du muezzin et le voile intégral fit l’unanimité. Le banquet organisé par le Front National a rassemblé plus de deux mille participants. C’est beaucoup pour quelque chose de payant. Il n’est pas certain que le Parti républicain et le parti socialiste soient capables d’en faire autant…

Les gens réagissent partout et essayent de se défendre contre l’envahissement. L’islam effraie les européens par les multiples carcans qu’il impose à ses fidèles. Cette religion est devenu un repoussoir qui sert de figure de proue aux autres revendications économiques ou sociales. D’abord, c’est l’islamophobie qui rassemble et soude les mouvements et derrière seulement apparaissent les questions sur le chômage, l’€, les déficit publiques… Ce qui alimente cette réaction n’est pas la peur de ce qu’on ne connait pas, au contraire, c’est la peur d’être soumis à ce qu’on voit et qui révulse les consciences libérales des européens.

L’islam, devenu le talon d’Achille des mondialistes met un coup d’arrêt à leur volonté de faire plier les souverainetés nationales vis à vis d’un pouvoir antidémocratique issu des multinationales. A vouloir jouer au plus fin en pensant utiliser une religion à ses dépens pour favoriser leurs vues, les ultralibéraux se sont peut-être fourvoyés. A voir, nous n’en sommes qu’au commencement de l’apparition d’un esprit de révolte.

Frédéric Le Quer