Sous les vivats, Bayrou se range à Macron

Par Jeudi 23 février 2017 Permalink 3

Le centre mou, ventre mou des choix politiques mous, se coalise. Les commentateurs crient au miracle, le cac 40 remonte, les taux souverains se détendent. Tous les conservateurs se frottent les mains. L’espoir renaît. La vie continuera comme avant. Macron + Bayrou = La tête à Toto.

Et l’institut Montaigne, celui qui n’a compté que 4,5 millions de musulmans en France il y a quelques mois, donne des leçons chiffrées (!) sur la question de la sortie de l’€. Le fantaisiste think tank libérale s’invite dans la campagne pour soutenir le candidat mondialiste. La presse s’extasie devant ses analyses. Macron à Londres est perçu comme le pape à Lourdes. L’eucharistie des forces de l’argent permet aux fidèles, traders et journalistes, de communier dans l’attente de voir leur idole triompher. La propagande bat son plein devant des français qui ne savaient pas qu’il était essentiel que rien ne change, que tout continue comme s’il n’y avait pas des millions de chômeurs, comme si il n’y avait un drame de l’identité française, comme si il n’y avait pas un problème de pouvoir d’achat, comme si la France ne courrait pas à sa ruine.

A travers les péripéties journalières de la campagne électorale que le candidat écologiste, Yannick Jadot (citons son nom maintenant de peur que plus tard on l’oublie) a comparé, avec humour, au calendrier de l’avent, chaque jour on ouvre une nouvelle case et on trouve une petite surprise, à travers ces péripéties donc, on tente d’anesthésier les électeurs pour qu’ils perdent de vue l’essentiel. Il reste néanmoins la réalité du quotidien et les faits sont têtus. Le seront-ils suffisamment pour contrecarrer les techniques de persuasion propageant une volonté de statu quo au sein même de l’électorat? Ce n’est pas certain. La bêtise humaine…

Frédéric Le Quer