Sous les feux des rubis

Par Dimanche 24 mai 2015 Permalink 9

Dans la joaillerie indienne le rubis est considérée comme la reine des pierres précieuses. Les amateurs s’arrachent les plus beaux provenant de Birmanie et plus précisément du nord-est du pays. La présence d’oxyde de chrome dans la gemme lui donne son éclat allant du sans-de-pigeon au rouge légèrement teinté de rose.

La pureté, la grosseur et la taille de la pierre définiront la valeur du rubis. La pureté est un critère important car les pièces sans défaut n’existent pratiquement pas. Reconnaître le vrai rubis d’une pierre de synthèse n’ai pas chose aisée: Avec de la poudre d’oxyde d’aluminium pur et des oxydes de métaux colorants, il est facile d’obtenir du rubis artificiel.

Dans la symbolique chrétienne, le rubis symbolise la passion du Christ. Les couronnes royales ou les anneaux cardinalices (jusqu’à Vatican II) en sont parés. « Le plus gros rubis que l’on connaisse dans le monde fut apporté de la chine (…) est actuellement un des ornements de la couronne impériale » écrivait Voltaire concernant un joyau russe. Dans les joyaux de la couronne de France un spinelle dit côte de Bretagne est longtemps passé pour un rubis.

Le 12 mai 2015, la maison Sotheby’s a vendu à Genève un rubis birman d’une incroyable perfection de 29, 59 carats, 27,3 millions d’euros. Il doubla son estimation! Il est taillé en coussin et monté en bague par Cartier. Pour un prix plus « raisonnable », en décembre 2013 à Nice, un autre rubis coussin facetté mais de 5,42 carats celui-là, bien sur certifié d’origine birmane sans traitement chimique, suscitait l’enthousiasme de la salle des vente et faisait 103 300 €.

Frédéric Le Quer