SNCF, une histoire peu glorieuse

Par Mercredi 26 août 2015 Permalink 17

La SNCF a bénéficié  tout de suite après la guerre, en 1946, d’un film de propagande, sur commande, de René Clément, La bataille du rail. Il fallait en effet faire vite pour redresser l’image de cette entreprise publique loin d’avoir été exemplaire pendant la guerre. Un nouveau type de conflit se développe sur notre territoire et le personnel de la SNCF semble encore une fois à coté de la plaque.

Alors que le coup de gueule, poussé par la vedette de cinéma lors de la tentative d’attentat du Thalys raconte comment le personnel roulant l’aurait sacrifié comme les autres voyageurs pour lui-même se protéger, il faut rappeler les comportements criminels de nombreux cheminots pendant l’occupation. Jusqu’en 1944, les autorités allemandes se félicitaient de la collaboration qu’elles entretenaient avec la SNCF et diffusaient des documentaires vantant le magnifique travail des cheminots français! Ils n’ont pas fait la grève à cette époque comme les dockers et les travailleurs des transports en 1941 dans Amsterdam occupée par les Allemands afin de s’opposer à la persécution dont étaient victimes les personnes considérées comme juives par les nazis. Jamais un cheminot n’a arrêté un convoi de déportés pour laisser par exemple les gens se sauver des wagons. Au contraire ils tractaient les trains de la mort après avoir négocié des tarifs les plus intéressants possibles avec l’occupant! Dans les années 80, c’est aux Etats Unis que sont ressorties ces calamiteuses histoires. Des américains… Des américains comme ceux qui ont sauvé les voyageurs du train Amsterdam-Paris.

Cette importante entreprise publique a de tout temps privilégié ses intérêts personnels à ceux de ses usagers. Usagers, pas clients comme pour montrer qu’elle daigne transporter les gens et qu’ils devraient la remercier! D’ailleurs ses problèmes internes se sont toujours réglés sur le dos de ces fameux usagers désespérément bloqués par leurs grèves à répétition pour accroître des avantages payés par le contribuable. Leur dernière petite lâcheté qui aurait pu se révéler dramatique n’est qu’une péripétie dans une longue suite de comportements plus que douteux. Mais, soyons rassurés! Le patron, Guillaume Pepy, prévoit d’installer une signalétique permettant aux voyageurs de téléphoner gratuitement en cas d’attentat. Bonne chance à tous!

Frédéric Le Quer