Slovaquie, et ça continue…

Par Lundi 7 mars 2016 Permalink 12

Le résultat des élections législatives en Slovaquie souligne une fois de plus clairement le rejet de l’Europe centrale et de l’Europe de l’est concernant la politique migratoire européenne. Les citoyens sont particulièrement remontés contre Bruxelles.

Si, même s’il remporte l’élection, les résultats sont mauvais, pour Robert Fico, le chef de la majorité sociale démocrate sortante, nettement anti-immigrationniste, ce n’est pas à cause d’un vent favorable aux réfugiés qui soufflerait en Slovaquie mais tout au contraire par la percée des conservateurs, des nationalistes tout court et des nationalistes d’extrême droite qui crèvent leur plafond! Pourtant le premier ministre socialiste (aucun rapport avec le nôtre!) annonce la couleur en déclarant au nez et à la barbe de l’Union Européenne que son pays « n’acceptera pas un seul migrant musulman ». Et d’ajouter: “Nous ne nous courberons pas devant les diktats de l’Union Européenne et n’accepterons aucun quota”. C’est dit et justifié par la sentence que  » l’intégration de gens ayant d’autres religions ou cultures ne fonctionne pas.”

A l’ouest, les beaux esprits fustigent une Europe de plus en plus « brune » sans chercher à se remettre en question. Quand les citoyens votent mal, Bruxelles doit les faire plier, c’est leur haute idée de la démocratie. Un axe nationaliste  se dessine, Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, qui se prolonge dans les balkans jusqu’à la Grèce car la population depuis qu’elle garde les réfugiés avec elle, glisse surement vers les néonazis d’Aube Dorée. Cet axe continue au nord et arrive après l’Autriche qui refuse sa part de quota, en Allemagne via la Saxe. C’est peu de dire que la région ne souhaite pas accueillir de migrants. La population s’insurge et proclame que « l’islam ne fait pas partie de l’Allemagne ». Les imminentes élections dans ce land risquent d’être un coup de tonnerre.

Le départ britannique probable de l’Union Européenne va représenter les prémices de la dislocation du continent. L’UE en devenant un totalitarisme est en train de passer pour un épouvantail face à des pays fraîchement entrés en démocratie. C’est une révolte salutaire à condition que les partis nazis toujours en embuscade dans ces zones ne débordent pas les partis souverainistes. Si les parangons du mondialisme continuent à mettre sottement tout le monde dans le même sac, la terrible épée de Damoclès posée sur l’Europe peut frapper et ils en seront responsables.

Frédéric Le Quer