Sell off et attentat

Par Samedi 10 septembre 2016 Permalink 3

Tout a été fait? Le hasard a voulu qu’une réponse catégorique soit donnée immédiatement à cette assertion que l’on mentionnait hier (http://politiqart.com/du-grand-democrate-et-du-grand-financier/). Économiquement, le sell off à Wall Street prouve que les grands argentiers vont devoir faire preuve d’un peu plus d’imagination encore. Politiquement, l’attentat déjoué d’extrême justesse uniquement grâce à l’ADN qui a pu être détecté dans la voiture abandonnée à coté de Notre-Dame prouve que les services anti terroristes ont décidément trop souvent un temps de retard.

Donc la bourse de New York s’agace de ce qu’aime laisser entendre Janet Yellen sur une éventuelle hausse des taux. Bien sûr, elle n’en fera rien, mais c’est une menace lancinante qui plane telle le père Fouettard, dans l’inconscient collectif des traders. Draghi en avait remis une couche en se montrant plus timoré que jamais sur sa politique de rachat de titres. Cette nuit les boursiers ont dit non, ça suffit, on veut du pognon gratis et fini les menaces! Et tout a baissé pour bien montrer que la menace est sérieuse. La leçon est sévère pour les particuliers qui aiment les portefeuilles diversifiés soi-disant pour prendre moins de risque. Inutile! Des actions aux obligations, tout a baissé, parce que tout est lié. Si les banquiers centraux ne cèdent pas, tout continuera à baisser, qu’on soit propriétaire ou créancier. La situation économique ne justifie pas les valorisations hors sol, seule la politique monétaire peut les expliquer. Quand de nombreuses grandes entreprises versent plus de dividendes qu’elles ne gagnent d’argent, l’issue ne peut être que douloureuse!

L’oracle de l’Elysée dans son discours que les médias ont su apprécier à l’aulne des subventions que le gouvernement leur a distribuées quinze jours avant, proclamait en substance que le contexte terroriste était bien appréhendé et la riposte proportionnée. La riposte n’effraie pourtant guère les recrues djihadistes vivant en vase clos dans les régions de France qu’elles se sont appropriées. Quant au contexte, il semble évident que si ces filles n’avaient pas été des bras cassés, des dizaines de morts seraient à rajouter à l’actif du ministre de l’intérieur. Le gouvernement et les services de l’état semblent de plus en plus dépassés par la situation pendant que François Hollande se complaît dans l’exaltation des valeurs du vivre ensemble de plus en plus mortifères. Il faut des lois plus dures, beaucoup plus dures. Si la démocratie court un risque, c’est celui de voir la république française transformée en république islamiste et surement pas de la voir réagir trop fermement aux exactions des assassins.

Tout ne tient plus qu’à un fil et les responsables n’en feront jamais assez pour éviter le pire qui finira par arriver. Sell off et attentat, cette fin de semaine est un avertissement.

Frédéric Le Quer