Sarkozy, Hollande, bonnet blanc, blanc bonnet

Par Vendredi 10 juin 2016 Permalink 4

Les chefs d’état les plus férus de sport que la France ait eu, sont Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ce n’est même pas une blague, ils liraient selon certains tous les jours « L’équipe »! Est-ce l’explication pour laquelle aucun des deux n’a jamais appliqué son programme électoral une fois élu? Il n’était qu’une ruse d’entraîneur pour déstabiliser l’adversaire, le genre de piège qui ne marche qu’une fois, comme quand Robert Herbin donnait de faux numéros de maillot à ses joueurs stéphanois pour dérégler l’équipe adverse en coupe d’Europe. Toute une époque!

Sarkozy et Hollande se sont attachés surtout à dérégler le pays dont ils avaient la charge. Sarkozy a l’excuse de la crise des subprime. Il l’a mal gérée en endettant scandaleusement la France pour faciliter sa campagne pour un deuxième mandat. Il a eu la vue courte comme tous mais il n’avait pas l’étoffe d’affronter ces conditions exceptionnelles dont on est toujours pas sorti. D’ailleurs s’il avait respecté ses engagements vis à vis de l’immigration au lieu de la laisser filer, sans doute à cause de l’idéologie de sa caste, les français sachant qu’on ne pouvait pas lui demander l’impossible, l’eurent réélu. Mais avec le déficit plus l’immigration à outrance, ils pensèrent qu’ils ne risquaient rien en se reportant sur Hollande dont personne n’attendait de miracle, mais avec qui il pouvait peut-être y avoir de bonnes surprises. Quoiqu’en disent les sondages les français sont d’incorrigibles optimistes! Depuis quatre ans les surprises furent nombreuses mais des bonnes il y en eut aucune!

Nos deux derniers présidents se ressemblent beaucoup et c’est sûrement pour cela qu’ils se détestent! Ils recommenceront bientôt leurs discours, réciteront leurs promesses qui, au lieu de requinquer le peuple, le déprime. Paroles, paroles… Même s’ils sont finis, eux croient en leur étoile, non pour le bien de leur pays, c’est complètement secondaire même si par hasard ils pouvaient faire quelque chose de positif probablement qu’ils le feraient à condition que cela ne nuise pas à leurs propres projets. Non, leur grande affaire, c’est leur petite personne. Jadis, Jeanne Moreau chantait une petit air qui leur va comme un gant: « Parlez-moi de moi! ya que ça qui m’intéresse. Parlez-moi de moi! ya que ça qui m’fait du bien. »

Frédéric Le Quer