Sarah Bernhardt (1844-1923)

Par Dimanche 26 février 2017 Permalink 1

Si chacun a entendu parler de l’immense tragédienne que fut Sarah Bernhardt, tantôt surnommée par certains « La divine », par d’autres en se ralliant au surnom choisi par Victor Hugo, « La voix d’or », son oeuvre sculpturale tomba un temps dans l’oubli. Mais le montre sacré, dixit Cocteau, sort, dans ce domaine aussi, de son endormissement depuis quelques années. La vente du 16 février 2017 à Londres chez Sotheby’s le démontre puisqu’elle vient de battre encore un record mondial avec le relief en marbre d’Ophélie ci-dessous, signé, autour de 1880, à 308 750 £ soit 354 250 €.

L’inspiration symboliste de la période art nouveau répond bien à la fascination pour la nature et pour la mort de l’époque fin de siècle correspondant aux grandes années de Sarah Bernhardt. Si Emile Gallé trouve son inspiration dans la flore lorraine autour de chez lui, la comédienne, largement autodidacte dans les arts plastiques même si elle eut quelques maîtres, nourrit ses œuvres de la forme moulée en plâtre des algues et des coquillages bretons qu’elle découvre dans les fjords magiques de Belle Île en mer où elle possède une maison isolée. La dague, 50 cm, en une photo de la poignée, offerte à René Lalique dont elle porte sur scène les bijoux, battait un record mondial le 5 décembre 2014 en étant adjugé environ 45 000 € frais compris à Drouot chez Ader svv.SAM_3146

Enfin le plus fréquent en vente des œuvres de Sarah Bernhardt, l’autoportrait en bronze où la femme se transforme en chauve-souris qui tient entre ses griffes un bénitier surveillé par le diable est estimé en 2015 par le crédit municipal de Bordeaux pour une vente le 13 mars entre 6000 et 8000 €. (photo ci-dessous)SAM_3147

Frédéric Le Quer