Sadiq Kahn, le dilemme

Par Dimanche 4 juin 2017 Permalink 4

Le maire de Londres Sadiq Kahn a fait un speech après les attentats de cette nuit. Rien d’original. Réaction du genre « attaque lâche contre nos sociétés libres! » On se gargarise de ce qu’on est pour ne pas avoir à fustiger la croyance des tueurs. Pourtant ce maire est le premier édile musulman d’une grande ville européenne. Les médias, ne se sentant plus de joie, s’en sont gargarisés au moment de son élection. Rien d’autre ne comptait sinon qu’il était musulman.

Est-ce que ça ne compte plus lorsque les islamistes attaquent? Ils ont la même religion que ce maire. Mahomet est leur prophète. Le coran est leur livre sacré. Sadiq Kahn n’est pas comme n’importe quel autre responsable politique parce qu’il est musulman sur une terre occidentale. Il devrait ressentir une responsabilité supplémentaire pour ses concitoyens. Il devrait ressentir la honte de partager avec les terroristes cette religion qui tue aveuglément. Mais il n’a rien dit à ce propos. Ce maire est comme la communauté musulmane. Elle regrette, est éprouvée, se dit au coté des victimes. Mais il y a incontestablement un dilemme qui vient des versets du coran. Les bien pensants disent que les musulmans ne doivent pas se justifier après chaque attentat. Peut-être, mais d’autres pensent que d’eux-mêmes il devraient abolir certains versets violents du coran.

« O croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers . » (Coran 5 :56)

Comment espérer la paix au travers de ce genre de phrase, bien loin d’être la pire?

Frédéric Le Quer