Roger Karoutchi lève un peu du voile

Par Mardi 9 août 2016 Permalink 4

Ce jour, le journaliste d’I Télé interroge: François Hollande doit-il prendre la parole?
Roger Karoutchi répond: Oh! Non… Pitié!
Étonné lui-même, rétroactivement un peu gêné par son exclamation spontanée qui visiblement venait du cœur, le sénateur bredouille quelques mots incompréhensibles pour le téléspectateur. Le journaliste reste bouche bée.

Le sujet était le rapprochement entre la Turquie et la Russie, l’ineffiscience de l’Union Européenne sur plus spécifiquement sa relation avec Erdogan. Mais à vrai dire, il eut pu être tout autre. La réaction de Roger Karoutchi faisait état d’un secret de polichinelle: la charge de président de la république française est galvaudée par un homme dont les résultats sont depuis quatre années, quelque soit le domaine envisagé, complètement nuls.

Les français ont eu l’occasion de constater lors de cet instant fugitif ce qui se dit dans tous les milieux politiques de plus en plus souvent. Le sujet brulant de l’incapacité présidentielle à tenir correctement sa fonction est si prégnant que ainsi, par inadvertance, un politicien même aussi roué que Karoutchi laisse transparaître ce que la classe journalistique et politique cherche à cacher.

Tous ces gens ont peur d’une révolte populaire. Ils tiennent absolument à ce que le calendrier électoral soit respecté, considérant que c’est la meilleure manière de stabiliser le pays ou d’endormir les français. Pour que rien ne change, tout doit changer comme dirait Visconti, mais en temps et en heure. Alors en attendant l’immigration nous submerge, le nombre de chômeurs croit sans cesse, la croissance reste atone, les attentats islamistes se multiplient. Mais tout cela n’est rien à coté d’une crise politique qui semble pour nos élus être le danger primordial!

Encore une fois la rupture avec le peuple est patente. Lui est de plus en plus pressé de voir la situation s’améliorer. Les élus temporisent considérant leur enviable situation personnelle et le risque qu’il y aurait à tout précipiter.

Frédéric Le Quer