Risque économique

Par Mercredi 26 avril 2017 Permalink 1

Le risque économique est élevé et extrêmement inquiétant. La précarité des foyers français n’a jamais été aussi grande. Nous sommes sur la pente des Etats Unis, pays dans lequel près d’une famille sur deux ne pourrait faire face à un besoin impromptu de 400 $ sans recourir à l’emprunt. Libre échange, globalisation financière, institutions supranationales (Otan, ONU, Union Européenne…) ne résolvent rien, au contraire.

Jacques Nikonoff, cofondateur d’Attac, à la tête du parti de la démondialisation, souverainiste de gauche, analyse que le chômage est une volonté de « rediscipliner le monde du travail » de manière à affecter la valeur ajoutée créée par l’entreprise de plus en plus vers le capital (Constatons que les pays qui ne connaissent pas le chômage de masse comme chez nous ont en revanche des travailleurs pauvres!). Dans l’Union Européenne, la stabilité économique et plus largement la paix sociale sont assurées depuis quelques années avec le rachat par la BCE des émissions obligataires de pays surendettés comme la France ou l’Italie qui ne trouveraient pas acquéreur sans cela et qui peuvent ainsi dépenser sans trop compter pour faire subsister leur peuple. Mario Draghi, par cette manœuvre, enrichit toujours plus les plus riches en ne cessant de faire grimper leur patrimoine financier que le projet de Macron prévoit d’ailleurs de ne pas imposer sur la fortune, et calme les pauvres en leur tenant la tête juste au-dessus de l’eau grâce au rsa, aux emplois aidés y compris ceux des fonctionnaires, aux financement de retraites par des caisses déficitaires, etc… Le président de la BCE est en ce moment plus actif que jamais avec de l’argent fabriqué de toute pièce pour donner l’illusion d’une stabilité voire d’une relance économique complètement artificielle mais utile à canaliser les électeurs. Si l’Allemagne voit ainsi sa monnaie se fragiliser, elle accepte néanmoins le temps des campagnes électorales européennes ces distorsions énormes à son orthodoxie financière pour aider des candidats favorables à une monnaie unique dont elle est bénéficiaire et qui lui permet un excédent commercial avec la France ne cessant de croître. L’euro qui devait forcer à la convergence politique a, en fait, éloigné les nations les unes des autres créant de manière caricaturale une Europe à deux vitesses entre le nord sûr de sa force et le sud du continent à la remorque et voulant à tout prix rester arrimé à une monnaie trop forte pour lui mais dont ses caciques profitent et font croire aux citoyens qu’elle leur est bénéfique aussi. Mais à un moment, obligatoirement, les français mettront sur la balance le coût d’une monnaie forte donc d’un patrimoine en effet mieux évalué d’un coté et les difficultés des jeunes à s’insérer décemment dans la société de l’autre.

Pour éviter cette prise de conscience, pour prolonger la situation économique actuelle, Macron va devoir faire passer aux français les vessies pour des lanternes durant tout son quinquennat. C’est mission impossible.

Frédéric Le Quer