Révolutionnaire

Par Mardi 28 juin 2016 Permalink 2

Depuis vendredi les caciques et les ploutocrates de toute l’Europe ont les boules, la rage, la haine contre les brexiters. Les obscurs et les sans grades leur ont infligé un mémorable coup de pied au cul quasi révolutionnaire qui fait chanceler le promontoire sur lequel ils s’étaient hissés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. De tout temps une aristocratie nait à la suite de troubles profonds, se cramponne à ses avantages et prospère sur le dos des citoyens. Toujours, quelque soit l’époque, au XVIIIe siècle comme au XXIe, elle est transnationale et hors sol, toujours, les citoyens finissent par la faire atterrir et l’éradiquer.

Les britanniques, chassés de leur propre capitale, étaient prêts à en découdre avec la pensée unique, europhile et mondialiste. La presse à l’inverse de chez nous était pluraliste. La difficile situation économique de chaque foyer, loin des statistiques mensongères infligées par des instituts aux ordres du pouvoir a fait le reste. Mais ce scrutin ne sera rien s’il n’est pas relayé au plus vite sur le continent par la même aspiration à la liberté. Déjà l’ennemi s’organise, rabaisse ignominieusement ceux dont la parole véritablement alternative porte et réveille les consciences. Il prépare le coup d’après celui appelé fédéralisme pour la galerie, mais dont l’objet principal est de faire disparaître la démocratie directe en éloignant les centres décisionnels le plus possible des électeurs. Quand on dit non à l’Europe, les sourds qui gouvernent, répondent plus d’Europe! Mais ils ne sont pas sourds, non, ils biaisent pour mieux asseoir leur pouvoir, assurer leur richesse, faire inexorablement perdurer l’ascension sociale des membres de leur famille au mépris du mérite réel d’autres individus.

Le vent révolutionnaire qui traverse les peuples en cette années 2016 doit continuer à souffler. Peu importe les personnalités plus ou moins adéquates qui le portent. Donald Trump, Nigel Farage, Marine Le Pen, Beppe Grillo, Frauke Petry, Viktor Orban et bien d’autres ont tous leur utilité, celle d’émanciper leurs concitoyens, celle de donner une chance aux gens que ceux qui sont aux affaires refusent d’entendre, celle d’énoncer haut et fort, dans un discours un peu construit, les maux d’une société qui méprise les faibles et se gargarise de la captation financière et patrimoniale d’une très petite minorité qui doit enfin être chassée.

Frédéric Le Quer