Repentance et soumission

Par Mercredi 21 janvier 2015 Permalink 23

Manuel Valls nous a gratifiés d’un discours dans lequel la victimisation était encore tournée vers les mêmes et la repentance incombait encore aux autres. Partout en filigrane, les accusés tout désignés étaient bien sur les français, ceux d’ici, d’origine française, européenne, bourreaux impardonnables et forcément dangereux si ils n’étaient pas muselés.

Les millions d’immigrés, que notre pays accueille, viennent donc, par masochisme, se jeter sur un territoire pratiquant l’apartheid. D’après le premier ministre, les horribles autochtones isolent diaboliquement les nouveaux entrants sur des terres inhospitalières en leur faisant mener une vie où la terreur et les brimades règnent en maître sur des gens asservis nécessairement bons et généreux et surtout à plaindre.

Ce grand numéro de victimisation ne semblait plus vraiment pensable à l’heure où des milliards d’euros continuent d’être transférés par l’état vers les quartiers défavorisés alors que la crise économique touche la France entière. Ce grand numéro de victimisation était atterrant quand on considère l’importance de plus en plus grande de l’Islam dans la société. Ce grand numéro de victimisation apparaissait odieux aux oreilles des vrais victimes, celles des attentats, mortes de n’avoir pas cru à leur prophète.

Alors, évidemment, comme d’habitude, les autres, ceux d’ici, chrétiens ou apostats, se devaient de battre leur coulpe. La repentance pour n’avoir pas su recevoir assez bien ces gens, la repentance pour ne pas avoir bien éduquer leurs enfants, la repentance pour ne pas leur avoir donné de travail, la repentance pour ne pas les loger assez bien, la repentance de ne pas incarcérer les délinquants dans de bonnes conditions, la repentance, la repentance, la repentance…

La repentance de cet homme politique est de la soumission. Au lieu d’imposer les mœurs françaises issues d’une longue histoire, de combats et de tragédies, il les galvaude et les rabaisse en les destinant à devenir des outils pour faciliter l’implantation de peuples qui eux ne lâchent rien. Sa démission devant la crise identitaire n’a d’égal que sa haine envers un peuple dont les valeurs deviennent autant de  faiblesses face à la mondialisation. L’emberlificoter, le manipuler, l’endormir, le culpabiliser sont des moyens qu’une rhétorique rabâchée à l’envi utilise ad nauseam.

La peur des conflits intérieurs guide la politique actuelle. « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ». Voilà qui va comme un gant à notre premier ministre!

Frédéric Le Quer

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