Renoncement du juge d’instruction

Par Mercredi 28 juin 2017 Permalink 1

Les juges d’instruction du tribunal de Créteil sont au bord de la crise de nerf. Alors que les crimes et délits se multiplient en région parisienne, un juge quittant son poste à la rentrée prochaine ne sera pas remplacé pour économiser son salaire. Le salaire de ces fonctionnaires se situe entre 3000 et 9000 € net mensuel.

Chaque juge d’instruction traite en même temps 115 affaires différentes impliquant au moins une quarantaine de prisonniers. Surchargé de travail, les fonctionnaires menacent de libérer ceux en détention provisoire. Ils ont aussi d’autres idées comme ne plus s’intéresser aux trafics dans les cités pour se concentrer sur le proxénétisme et les atteintes aux personnes. Quand on parle d’atteinte aux personnes, il ne s’agit pas des instructions ouvertes après la plainte d’un particulier avec constitution de partie civile qui se retrouvent systématiquement au bas de la pile. Dans ces banlieues un piéton ou un automobiliste peut se faire dépouiller violemment des biens qu’il a sur lui, l’impunité totale est garantie aux malfaisants! Personne ne s’occupera jamais de son histoire… La tolérance 0 en France, c’est de la science fiction! Mais la nouveauté est que, si les malheurs d’un bon père de famille ne sont pas, depuis longtemps, une priorité, le deal de drogue avec toute l’organisation criminelle qu’il entraîne, n’intéressera bientôt plus la justice qui n’a pas le temps de s’occuper de ces broutilles. L’économie parallèle a de beaux jours devant elle. Les zones de non droit aussi.

Donc cela signifie que le rendement de la police est bien trop élevé par rapport aux capacités d’absorption judiciaires sur les territoires peuplés d’immigrés. C’est l’un des signes évidents de la parcellisation de la France entre zones sécurisés et zones laissées à l’abandon. Le pays se disloque aussi administrativement.

Frédéric Le Quer