Remise en cause de l’Union Européenne

Par Vendredi 24 juin 2016 Permalink 3

L’Union Européenne vient de prendre une grande claque. Dans les années 80, le Groenland avait refusé de participer à la CEE avec le Danemark, pays auquel ce territoire est lié. Depuis personne n’avait osé défier l’organisation supranationale. Au contraire de nombreuses nations s’y sont agrégées. Le choix des électeurs du Royaume Uni est un tournant.

L’arrogance de ces dernières années des hauts responsables européens est l’une des cause du brexit. Ces caciques se gargarisaient et soutenaient que les peuples ne pouvaient soi-disant pas aller contre les traités européens. Leurs prétentions n’avaient d’égal que les sacrifices continuels demandés aux populations pour complaire à la mondialisation et aux multinationales. Ultra protégés dans leur tour d’ivoire, ils se sont déconnectés de leurs administrés.

La décision unilatérale d’Angela Merkel a propos des migrants venus du Moyen-Orient continue à avoir des répercussions terribles. C’est là aussi un problème d’arrogance. Cette invasion musulmane dans un contexte de radicalisation de cette religion ne peut se faire avec l’aval de ces européens à qui on dit de se pousser pour laisser de la place. L’Europe est avant une civilisation extraordinaire, surement la plus grande que le monde est jamais connu. Même en perte de vitesse, on n’y traite pas les citoyens avec cette désinvolture criminelle dont la chancelière a fait preuve.

La litanie de mensonges entendue depuis Maastricht qui s’est accentuée avec la crise des subprime sur le thème du « hors de l’église bruxelloise, point de salut », alors que la vie de tous les jours est de plus en plus dure a fini par exaspérer tout le monde. L’incapacité de l’Union Européenne à améliorer le sort de ses ressortissants et maintenant l’espèce de crispation des européistes les poussant à stigmatiser tous ceux qui ne pensent pas comme eux, donnent inéluctablement envie par esprit de contradiction d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

Les anglais sont les premiers à franchir le rubicond avant que les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Hongrie ne redonnent probablement la parole au peuple. Les mots souverainiste et populiste doivent cesser d’être des insultes car chaque pays européen pris individuellement a une grande histoire. Cette diversité est une richesse. L’Union Européenne se grandirait enfin en se soumettant aux états indépendants du continent et non à exiger l’inverse.

Frédéric Le Quer