Regroupement familial: message subliminal!

Par Mercredi 24 août 2016 Permalink 6

Le regroupement familial mis en avant par Nicolas Sarkozy pour son entrée en campagne dans les primaires de droite dérange. C’est un sujet dans lequel l’homme politique s’est toujours montré constant, cherchant à poursuivre l’action de Charles Pasqua sans état d’âme.

Le candidat a beaucoup de retard sur Alain Juppé si on en croit des sondages plus ou moins trafiqués. Sarkozy tente d’installer le clivage, lui candidat du peuple, Juppé candidat de la nomenklature. L’histoire de l’identité heureuse, slogan decalé, incompréhensible pour les électeurs lui laisse un boulevard. Seulement son mandat de cinq ans n’a fait qu’accentuer les maux de la société française à cause en partie de son acharnement (c’est aussi celui de son successeur) à destabiliser le Maghreb et le moyen orient. Il va être dur de se refaire une virginité!

Le regroupement familial est une bonne matière à empoignade. On peut y mettre un peu tout et son contraire et la situation fluctue énormément entre les binationaux pour qui ce n’est pas un sujet, les algériens qui ont des accords spécifiques, les pays d’Afrique, les pays européens, les mariages blancs, les mariages mixtes, etc, etc… Tous les chiffres peuvent être annoncés sans être faux vu qu’on ne sait jamais de quoi on parle exactement puisque ce genre de précision n’intéresse pas vraiment l’electeur.

L’électeur français n’est pas raciste. Des noirs, des arabes, des asiatiques, il s’en fout un peu. Son problème, c’est l’islam. Toute la difficulté de la présidentielle sera de contourner le vrai sujet, les constantes tentatives hégémoniques de cette religion en noyant le poisson. Faire croire aux électeurs qu’on va cesser de se faire envahir par des musulmans sans les pointer du doigt. Le citoyen en a assez des mosquées, des prières, du halal, des voiles et autres burkinis tout simplement parce que ce n’est pas la France.

Le sujet du regroupement familial agit tel un message subliminal. L’électeur perçoit derrière ce qu’il a envie de comprendre sans qu’on ait besoin de trop en dire… Compte tenu du dramatique problème de l’identité national, c’est un peu court.

Frédéric Le Quer