Qui veut les réfugiés?

Par Lundi 14 septembre 2015 Permalink 21

Les incantations de nos élus locaux concernant les réfugiés, du moins celles qu’on entend,  vont toutes dans le même sens: La défense du plus faible, la vague citoyenne, permettre aux enfants d’être scolarisés, favoriser l’intégration des familles… Et d’organiser des cours de français gratuits, de donner des vêtements, d’offrir des logements, de faire du covoiturage, de faciliter l’obtention de papiers, etc, etc… En France, le voisin n’est pas aimé, le concitoyen est souvent ignoré, par contre l’étranger, surtout s’il vient de loin, fait l’objet de toutes les attentions!

C’est particulier à notre pays. Pourtant du malheur, des difficultés, du chomage, du mal de vivre, des problèmes de logement, il y en a chez les français… Beaucoup! Mais ça n’intéresse guère … Pour plaire, pour mobiliser, ils doivent venir d’ailleurs, être exotique… Alors les bonnes âmes se décarcassent, font du social, se donnent bonne conscience… Les médias fustigent ceux qui sont en retrait, qui ne veulent pas participer, qui n’apprécient pas tout ce cirque. Alors on montre les autres en exemple, les allemands par exemple, loués pour leur sens inné de l’accueil de l’étranger, oui, oui, il y a des fois de quoi rire si ce n’était pas tragique, ces allemands devenus le grand peuple de la fraternité universelle!

Enfin jusqu’à ce weekend… Parce que l’amour du prochain et l’aide aux indigents quand ils ne sont pas allemands, c’est à très petite dose… L’exact contraire de la France! Alors, les accords de Schengen sont unilatéralement suspendus. Le gouvernement réinstalle des gardes frontières et empêche tout ce petit monde venu du moyen-orient d’entrer dans le pays. Et puis, du coup, c’est au tour des autrichiens, qui de toute façon ne veulent personne et sont bien contents de ne représenter qu’un pays de transit, de bloquer tout le mode en Hongrie qui elle-même essaye de le bloquer en Serbie, etc… Les grecs, eux, n’arrêtent personne prennent l’argent de l’UE devant servir à organiser la venue des réfugiés, n’organisent rien du tout sinon des trains pour les voir déguerpir au plus vite… Sacrée Europe unie!

Cette séquence est l’emblème d’une Europe dépassée, inefficiente, où l’ensemble des composantes est totalement dépourvu d’unité. Les pays qui ont encore un peuple refusent d’être submergés. La France qui n’a plus rien, où le mot français ne signifie rien, continue dans le reniement de son histoire, de son passé sur le dos de citoyens interloqués par cette logique mortifère.

Frédéric Le Quer