Le QE et le marché de l’art

Par Vendredi 21 novembre 2014 Permalink 36

Le quantitative easing  et son corollaire la création monétaire ont un impact direct sur le marché de l’art en général et pas seulement contemporain. Des prix faramineux viennent d’être enregistrés à New York. Voilà quelques exemples qui donnent le vertige:

– un bronze de Giacometti, « chariot », a été vendu chez Sotheby’s 100,96 millions de $.

– Modigliani lors de la même vente fait avec une sculpture taillée dans la pierre 70,72 millions de $

-Van Gogh toujours le même jour, voit une peinture représentant un vase de fleur faire 61,76 millions de $

-Monet s’adjuge 33,76 millions de $ (un rare portrait), puis 20,32 millions de $, et enfin un « petit » 7,78 millions de $

-Picasso se contente pour un « homme assis » de 11, 36 millions de $ puis pour une femme allongée de 5,98 millions de $

-chez Christie’s cette fois un portrait de Manet a fait 65,12 millions de $

-un bronze de Giacometti, encore lui, se vendait 9,9 millions de $

-Matisse, 5,42 millions de $

-J. Miro, 8,67 millions de $

-Braque , 4,64 millions de $

-Renoir, 5,76 millions de $

J’arrête là; les enchères millionnaires sont nombreuses, comme à Drouot cette semaine avec un sceau en jade d’époque Qianlong (8cmx10cmx10cm) monté jusqu’à plus 1,6 millions d’€…

De là à déduire qu’il y a quelque chose de pourri, non pas au royaume du Danemark (!), mais dans l’économie moderne il n’y a qu’un pas. Ces chiffres exorbitants montrent la gigantesque masse d’argent en circulation et peut-être aussi une certaine réserve sur sa valeur du fait que celui-ci se réfugie quelque soit le prix vers, entre autres, le marché de l’art avec des œuvres d’artistes mondialement connus.

Frédéric Le Quer

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