Profit contre civilisation

Par Vendredi 7 juillet 2017 Permalink 3

« Je suis en visite chez un vieil allié qui a le courage de défendre notre civilisation ». Donald Trump s’exprimait ainsi hier devant les polonais venus l’accueillir, leur pays refusant de se soumettre au dictât de Bruxelles pour recevoir les réfugiés d’Afrique et d’ailleurs. Toutes les relations internationales tournent désormais autour de l’invasion migratoire en Europe. La tentative de la part des puissances de l’Europe occidentale de faire du manichéisme autour de la question a échoué. Non, il n’y a pas les gentils d’un coté, recevant à bras ouvert toute la misère du monde et, de l’autre, les méchants qui n’en veulent pas. Et si analyse manichéenne il doit y avoir, les opinions publiques commencent à percevoir que ceux qui s’affublent de valeurs soi-disant humanistes sont mus par leurs intérêts économiques, financiers, politiciens au détriment de la qualité de vie de leurs compatriotes.

La déstabilisation de la Libye donne sa pleine mesure. Le pays a remplacé la Turquie pour l’entrée en Europe et l’Union Européenne se moque scandaleusement des citoyens en annonçant qu’elle va négocier avec cet état! Il n’y a pas d’état, il n’y a pas de régime politique. Des tribus rivales ont dépecé le pays et laissent passer les africains contre de l’argent et leur mise en esclavage quelques temps. L’UE ne fait rien ou fait semblant, guidée par son idéologie. Elle a compris qu’il était impossible d’apporter de la croissance en Afrique pour vendre ce que ses entreprises ont à vendre. Alors elle fait venir la population de ce pauvre continent pour accroître le nombre de consommateurs dans nos contrées. L’argent leur est largement distribué sur les deniers d’états qui ne cessent d’emprunter. A l’appauvrissement des nations occidentales correspond l’enrichissement à outrance des multinationales. Notre civilisation ne pèse pas lourd par rapport aux milliards que ces dernières engrangent ainsi. La redistribution est une escroquerie intellectuelle. Le système creuse la fosse commune dans laquelle finira le peuple.

Frédéric Le Quer